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L'équipe de Suisse est en "position de force"

Ottmar Hitzfeld va reconduire contre la Norvège le 11 qui a entamé cette campagne pour le Brésil. [GEORGIOS KEFALAS

 - Keystone]
Ottmar Hitzfeld va reconduire contre la Norvège le 11 qui a entamé cette campagne pour le Brésil. [GEORGIOS KEFALAS - Keystone]
"Nous devons jouer au moins à 90% de nos possibilités pour avoir une chance de l'emporter vendredi contre la Norvège". Ottmar Hitzfeld s'attend à un match très acharné entre les "deux favoris du groupe" au Stade de Suisse.

Peu importe que les statistiques soient défavorables aux Helvètes, qui ne l'ont emporté que 5 fois en 17 duels. "Le passé ne m'intéresse pas. Avec 6 points en 2 matches, nous sommes en position de force", coupe le sélectionneur.

"Si nous parvenons à battre la Norvège, ce serait un signe fort envoyé aux autres équipes du groupe", enchaîne Steve von Bergen. "Elles se rendraient compte que la Suisse serait un adversaire difficile à déloger de la 1ère place".

On ne change pas une équipe...

Ottmar Hitzfeld n'a pas dévoilé la composition de son équipe pour vendredi, précisant cependant que "tout le monde la connaît déjà". En effet, le coach national va reconduire le 11 qui a entamé ces éliminatoires pour la Coupe du monde 2014 au Brésil.

Dans cette optique, il sera intéressant d'observer le comportement de Barnetta, Derdiyok et Djourou, trois joueurs très peu alignés ces dernières semaines au sein de leur formation respective. "Ce n'est pas une situation évidente à gérer pour eux", explique Goekhan Inler. "A l'entraîneur et aux coéquipiers de bien les motiver. Ils ont de l'expérience et porter le maillot national va les booster", assure le capitaine.

"Derdiyok doit élever son niveau"

Eren Derdiyok n'angoisse pas à l'idée de ne pas trouver le chemin des filets. [Keystone]Eren Derdiyok n'angoisse pas à l'idée de ne pas trouver le chemin des filets. [Keystone]Depuis les départs de Frei et Streller à la retraite, Derdiyok bénéficie de la totale confiance de Hitzfeld. Choix judicieux ou erreur? Seul l'avenir pourra répondre à cette question. Reste que pour le moment, l'équipe nationale n'a plus de grand buteur dans ses rangs.

"Derdiyok a encore une certaine marge de progression, comme le reste de l'équipe d'ailleurs, souligne l'entraîneur national. Lors des deux premiers matches de cette campagne, il a exercé un bon pressing sur l'adversaire et s'est beaucoup dépensé physiquement. Ill est clair que sur le plan du jeu, tout n'était pas parfait. Il doit élever son niveau, comme c'est le cas également pour ses coéquipiers".

Attention aux balles arrêtées

Après un départ raté (défaite en Islande 2-0), la Norvège s'est relancée en battant sur le fil la Slovénie (2-1). "C'est une équipe très dangereuse sur balles arrêtées avec des joueurs de grande taille. Elle propose un jeu très direct avec de longues balles en avant. Nous devrons par conséquent être bien organisés et être attentifs aux 2es ballons", explique Ottmar Hitzfeld.

"Avec Inler et Behrami, nous possédons de bons joueurs dans ce registre. Notre défense centrale est également à même de remplir cette mission", rajoute le sélectionneur. "Mais nous ne devons pas nous cacher. Il faudra savoir imposer notre style de jeu, avec si possible une importante possession de balles".

"La Norvège est sous pression"

Steve von Bergen aura sans doute l'occasion d'exercer son jeu aérien face à la Norvège. [Keystone]Steve von Bergen aura sans doute l'occasion d'exercer son jeu aérien face à la Norvège. [Keystone]STEVE VON BERGEN: La clé de cette rencontre sera d'être patient, calme et très concentré. Nous aurons peu d'espaces face à un adversaire qui sera sans doute regroupé à 20 mètres de ses buts. Il se pourrait bien qu'il y ait 0-0 pendant un très long moment. Si nous marquons le 1-0 à la 90e minute, ça me va très bien. Mais nous pouvons aussi inscrire un but sur notre première occasion, comme ce fut le cas contre la Slovénie et l'Albanie.

La Norvège est davantage sous pression que nous. Elle se doit de ramener au moins un point de Berne. A nous de la rendre nerveuse pour qu'elle souffre sur le terrain vendredi soir.

"Tant que l'équipe gagne"

EREN DERDIYOK: Je suis conscient que je n'aurai pas 5 ou 6 occasions de marquer face aux Norvégiens. Il faudra que je sois attentif à la moindre chance.

Le fait de n'avoir pas inscrit de but lors des deux premiers matches ne me perturbe pas. Autant gagner 2-0 sans marquer, plutôt que 1-1 avec une réussite de ma part. Je ne pense pas qu'en Slovénie ou face à l'Albanie, j'ai déçu le sélectionneur. Mon rôle est également de mettre mes coéquipiers en valeur. Tant que l'équipe gagne, je suis satisfait.

Feusisberg, Stéphane Altyzer

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"Tout peut aller très vite"

GOEKHAN INLER: C'est la première fois depuis que je suis en équipe de Suisse que nous réussissons un aussi bon départ dans des qualifications. C'est une situation nouvelle à gérer, mais il n'y a aucune raison d'être trop euphorique. Nous savons très bien qu'en football, tout peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre.

Il sera important, face à la Norvège, de gagner nos duels 1 contre 1. Cela pourra donner une certaine assurance à toute l'équipe. Il faudra également être très compact à mi-terrain.

Mondial 2014, qualifications

Classement du groupe E (11.09)
1. Suisse 2/6
2. Islande 2/3
3. Albanie 2/3
4. Norvège 2/3
. Chypre 2/3
6. Slovénie 2/0

Slovénie - Suisse 0-2 (0-1)
Suisse - Albanie 2-0 (1-0)
Suisse - Norvège 12.10 20h30 Berne
Islande - Suisse 16.10 20h30 Reykjavik

Suisse - Chypre 23.03.13
Chypre - Suisse 08.06.13
Suisse - Islande 06.09.13
Norvège - Suisse 10.09.13 Oslo
Albanie - Suisse 11.10.13
Suisse - Slovénie 15.10.13