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La Nati qualifiée pour la Coupe du monde !

La Nati se qualifie pour son quatrième tournoi majeur d'affilée. [Keystone]
La Nati se qualifie pour son quatrième tournoi majeur d'affilée. [Keystone]
Auteurs d'une prestation en demi-teinte qui s'est conclue par un match nul et vierge face à Israël à Bâle, les hommes d'Ottmar Hitzfeld se sont qualifiés pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

"Suid-Afrika, kry ons!". Oui, Afrique du Sud, on
arrive. Enfin, c'est plutôt l'équipe de Suisse qui va débarquer, en
juin 2010, pour y disputer un 4e grand événement "footeux" de rang,
après l'Euro 04, la Coupe du monde 06 et l'Euro 08.

La Nati et son nouvel entraîneur Ottmar Hitzfeld ont donc réussi
leur pari, au sortir d'un Euro organisé sur ses terres totalement
raté (5 jours seulement et 2 défaites) et surtout 13 mois après un
couac retentissant et désormais de renommée mondiale à Zurich,
contre les amateurs du Luxembourg (1-2). Les Helvètes auront certes
tremblé jusqu'au bout, mais cette fois c'est bon!

Invaincus depuis fin 2008

Il est 21h48 au Parc St-Jacques à Bâle. Le nul tant rêvé contre
Israël a été obtenu par Frei et Cie. Le ticket pour l'hémisphère
sud est désormais officiellement composté, et la Nati, première de
ce groupe 2, laisse le passage par les périlleux barrages à la
Grèce, 2e.

Ce groupe 2 était certes faible - la Grèce, sacrée en 04, semble
au bout d'un cycle, Lettonie, Israël, Moldavie et Luxembourg ne
sont pas des cadors du foot... -, mais il faut relever que depuis
ce tristement célèbre 10 septembre 08, la Suisse n'a plus perdu.
Matches amicaux ou de qualifications,

la Nati a gagné 7 fois (4 nuls).

Un public jamais enthousiasmé

Les Suisses ont remercié leurs fans après le match. Mais, car il y a toujours un "mais" en
Suisse, comme s'est plu à le relever Alex Frei mardi, il faut bien
admettre aussi que jamais la Suisse n'aura enthousiasmé son public
lors de cette campagne, sauf peut-être lors de la belle victoire en
Grèce (1-2, octobre 08).

Le couac du Luxembourg l'aura même fait douter jusqu'au bout, la
Nati craignant même comme la peste ses 2 dernières parties, au
Luxembourg et contre Israël. Un comble, il faut l'avouer. Mais une
bonne étoile suit la Nati, et après l'Estonie (93), l'Eire (03) et
la Turquie (05), c'est Israël qui a "offert" la... terre promise à
la Suisse.

Une Nati solide, mais c'est tout

Contre Benayoun et Cie, tout n'a d'ailleurs une nouvelle fois
pas été parfait, loin s'en faut. Cela a commencé avec le forfait de
Benaglio - il ne s'estimait pas en mesure de jouer, mais Wölfli a
été un très bon remplaçant. Frei et Huggel ont eux débuté sur le
banc, Hitzfeld ne les jugeant pas aptes au service. Au fait,
l'ont-ils été, comme cela avait été annoncé? Si on doit faire de
"l'intox" avant Israël, on a vraiment du souci à se faire...

Crispée et nerveuse, la Nati a été fidèle à son habitude en 1ère
mi-temps, solide mais sans plus. On a davantage admiré l'habileté
technique d'Israël!

Il faudra trouver des solutions

Eren Derdiyok remplaçait Alexander Frei, malade. La suite n'a été guère mieux, mais
l'essentiel est là. Hitzfeld dispose désormais de 8 mois et
quelques matches de préparation pour trouver des solutions à un jeu
décidément bien triste. On le sait, l'Allemand a davantage forgé
son palmarès par l'efficacité qu'un jeu chatoyant. Mais en jouant
de la sorte, la Suisse n'a aucune chance en Afrique du Sud.
Peut-être faudra-t-il évoluer et miser sur un Yakin en forme.

Mais avant, il y aura le tirage au sort des groupes, le 4
décembre. Avec un nouveau groupe faible à la clé? "Goeie World
Cup, Team Switserland!"
. Oui, bonne Coupe du monde, équipe de
Suisse!

Ce qu'ils ont dit

OTTMAR HITZFELD: Je suis très fier de chaque
joueur. Ils ont tous contribué à cette qualification. Je tiens
également à remercier le staff technique et médical, ainsi que les
dirigeants de l'Association suisse de football, qui m'ont témoigné
toute leur confiance.

Participer à la Coupe du monde? C'est un rêve qui est devenu
réalité pour

moi. Merci à la Suisse de m'avoir offert cette chance. Terminer
cette campagne ici à Bâle est très particulier car j'ai vécu toute
mon enfance à 15 minutes du Parc St-Jacques. Maintenant, je veux
que la Suisse obtienne quelque chose en Afrique du
Sud.


BLAISE NKUFO: Je suis très fier de faire
partie de cette équipe. Après le traumatisme subi contre le
Luxembourg l'année passée, nous avons montré beaucoup de caractère.
Cela a été nerveuse ment très difficile ce soir car nous avions
tout à perdre. Nous n'étions pas dans une si bonne posture. Nous
avons réussi tant bien que mal. Je remercie Ottmar de m'avoir fait
confiance. Il a su redynamiser certains joueurs, à l'image de
Grichting.


GELSON FERNANDES: Je ne me rends pas encore
compte de l'ampleur de cette qualification. Peut-être demain... Je
suis encore dans les "vapes". On s'est battu, on n'a rien
lâché.


STEPHANE GRICHTING: On s'est défoncé à onze.
On a fait ce qu'il fallait pour arracher le point. Cela n'a pas été
parfait car on était crispé. Israël s'est montré très agressif...
Pour moi, cette qualification n'a pas la même que celle acquise en
Turquie. Là, j'ai vraiment fait partie du "truc". C'était une
qualification dure et âpre. Maintenant, on sait tous qu'il restera
toujours beaucoup de travail, mais l'essentiel, c'est d'être du
voyage. Ne reste plus qu'à aller fêter ça (rires)!


MICHEL PONT: On apprécie ce moment. La confiance
dans le groupe est telle que nous sommes du bon côté. Cela a été
difficile mais chapeau à l'équipe.

STEVE VON BERGEN: On a travaillé 2 ans pour
ça, pour cette qualification. Là, c'est vraiment un super
sentiment, notre rêve qui se réalise. Sinon, il est vrai que ce
n'était pas un grand match, mais nous savions qu'un 0-0 pouvait
suffire. Mais voilà, le plus important, c'est la
qualification.


MARCO WOELFLI: Mes coéquipiers étaient plus
nerveux que moi (rires)! Moi, j'ai toujours eu habitude de me dire
que je ne pouvais rien faire d'autre que donner mon maximum.
C'était l'un de mes matches les plus faciles, même si Israël est
une nation fière et voulait à tout prix gagner. Chaque joueur rêve
un jour de jouer un Mondial. Là, on y va.


STEPHAN LICHTSTEINER: Il y avait vraiment une
grosse pression avant cette partie. En plus, un 0-0, ça peut
toujours être dangereux, jusqu'à la dernière seconde. Nous avons
pressé, nous nous sommes créé des occasions mais n'avons pas pu la
mettre au fond. Mais nous avions le match en mains. Le rôle
d'Hitzfeld? Il a l'habitude des gros matches et nous a donc
transmis une bonne dose de confiance. L'Afrique du Sud, je me
réjouis d'y retourner. J'y étais déjà allé l'été dernier et j'avais
beaucoup apprécié.


HAKAN YAKIN: Je ne veux pas seulement y
aller, en Afrique du Sud, je veux également y participer. J'ai la
fierté pour ça! Moi, ça ne me suffit pas d'entrer en jeu de temps
en temps. Ce que je veux, c'est jouer d'entrée! Notre but en
Afrique du Sud? Progresser d'un niveau. A l'Euro au Portugal, on
avait échoué au 1er tour. A la Coupe du monde en Allemagne, on
avait été sorti au 2e tour, avant de rater notre Euro, l'an
dernier. En Afrique du Sud, le but sera, pourquoi pas, de passer
encore un tour supplémentaire...


Bâle, Daniel Burkhalter

La Grèce pour beurre

La Grèce a accompli son devoir mercredi, en battant le
Luxembourg 2-1. Une victoire qui ne sert toutefois à rien, puisque
les Hellènes d'Otto Rehhagel terminent à un point de la Suisse et
sont contraints de passer par les barrages pour participer à la
Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Les champions d'Europe 2004 ont ouvert la marque par le défenseur
d'Olympiakos Torosidis à la 30e. Trois minutes plus tard, Gekas,
auteur d'un quadruplé samedi face à la Lettonie, a doublé la mise,
assurant l'affaire. Il faut dire que la Grèce n'a pas tremblé un
seul instant, d'autant que le Luxembourgeois Payal s'est fait
expulser en seconde période. Les chances de la troupe de Rehhagel
d'aller en Afrique du Sud demeurent élevées, puisqu'elle aura le
statut de tête de série dans les barrages, ce qui lui permet
d'éviter la France, le Portugal et la Russie.

A Riga, la Lettonie s'est relevée du 5-2 subi en Grèce en battant
la Moldavie 3-2. Les Baltes ont du même coup ravi la troisième
place finale à Israël.

si/mor

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Qualifications Mondial 2010: Europe, groupe 2

SUISSE - Israël 0-0

Suisse: Woelfli; Lichtsteiner, Senderos, Grichting, Spycher; M.Padalino, Inler, Gelson, Barnetta; Derdiyok (71'Frei), Nkufo.
Israël: Aouate; Saban, Ben Haim, Strool, Ziv; Kayal, Benayoun, Yadin, Cohen; Barda (85'Vermouth), Colautti.

Expulsion: Yadin (59')
Arbitre: Tudor/ROM
Bâle: 38'500 spectateurs

Grèce - Luxembourg 2-1 (2-0)
30'Torosidis 1-0, 33'Gekas 2-0, 90'Papadopoulos (csc) 2-1.
Expulsion: 57'Payal/L.

Lettonie - Moldavie 3-2 (2-1)
25'Ovseannicov 0-1, 31'/44'Rubins 2-1, 76'Grebis 3-1, 89'Sofroni 3-2.

Classement final (14.10)
1. SUISSE 10/21
2. Grèce 10/20
3. Lettonie 10/17
4. Israël 10/16
5. Luxembourg 10/5
6. Moldavie 10/3

Neuvième Coupe du monde
L'équipe de Suisse s'est qualifiée pour sa 9e phase finale de Coupe du monde (sur 19 disputées). Elle a également participé à 3 phases finale de l'Euro.

COUPE DU MONDE
1934 (Italie/quart de finale/sélectionneur Heinrich Müller)
1938 (France/quart de finale/Karl Rappan)
1950 (Brésil/tour préliminaire/Franco Andreoli)
1954 (Suisse/quart de finale/Rappan)
1962 (Chili/tour préliminaire/Rappan)
1966 (Angleterre/tour prélminaire/Alfredo Foni)
1994 (Etats-Unis/8e de finale/Roy Hodgson)
2006 (Allemagne/8e de finale/Köbi Kuhn)
2010 (Afrique du Sud/Ottmar Hitzfeld)

EURO
1996 (Angleterre/tour préliminaire/Artur Jorge)
2004 (Portugal/tour préliminaire/Kuhn)
2008 (Suisse/tour préliminaire/Kuhn)