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Johan Djourou: la certitude d'avoir opéré le bon choix

Johan Djourou évolue désormais en Turquie. [Walter Bieri - Keystone]
Johan Djourou évolue désormais en Turquie. [Walter Bieri - Keystone]
Non, l'incertitude ne l'a pas rongé au coeur de l'été. En fin de contrat au SV Hambourg, Johan Djourou a pris son temps avant d'arrêter un nouveau choix de carrière. "Je suis resté très tranquille", assure le défenseur de l'équipe de Suisse.

Ce nouveau choix l'a conduit en Turquie, à Antalya, où il a rejoint des joueurs de grande valeur comme Samuel Eto'o, Samir Nasri ou le Brésilien Sandro. "J'ai eu plusieurs offres, Montpellier et Sheffield Wednesday notamment, explique le Genevois. Après, cela se joue au feeling.

Le fait que le président d'Antalya m'appelle personnellement a pesé. La force du projet qu'il m'a présenté également. Antalyaspor veut vraiment se profiler comme l'une des meilleures équipes de Turquie."

Cinquième l'an dernier, Antalyaspor a connu un début d'exercice poussif avec une défaite et deux nuls avant de recevoir Galatasaray le 10 septembre pour le compte de la quatrième journée de la Süper Lig.

"Ce championnat de Turquie est un championnat... compliqué", glisse Johan Djourou, qui a fait ses grands débuts sous ses nouvelles couleurs samedi dernier à Malatya (1-1).

ats/fg

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La ferveur de toute une ville

S'il n'a pas bénéficié du même accueil délirant qui a été réservé à un Bafétimbi Gomis à son arrivée à Galatasaray - "Comme je suis quelqu'un de réservé, cela ne m'a pas gêné que mon arrivée se fasse dans une certaine discrétion", souligne-t-il -, Johan Djourou ressent au quotidien toute la ferveur autour de son équipe de football d'une ville bien connue des touristes du monde entier. "Le stade est plein à chaque match avec 40'000 spectateurs, dit-il. En ville, tu ressens la chaleur des gens, une forme de respect envers les joueurs également."

La situation politique du pays après la tentative du coup d'Etat du 15 juillet 2016 n'altère pas dans l'esprit du Genevois la conviction d'avoir opéré le bon choix avec ce contrat deux ans plus une saison en option. "Antalya est une ville joyeuse dans le bon sens du terme", glisse-t-il. Cette ville, il la fera découvrir à sa famille après les deux matches de l'équipe de Suisse contre Andorre et la Lettonie.

Un attachement indéfectible à la Nati

Avant le grand déménagement à Antalya, il conviendra de prendre six nouveaux points avec l'équipe de Suisse dans ce tour préliminaire de la Coupe du monde 2018 dont elle occupe la première place devant le Portugal. "Cela ne sert à rien de rappeler mon attachement à la sélection. Signer à Antalya m'est apparu comme la meilleure issue par rapport à l'équipe de Suisse, dit le Genevois. On ne sait jamais comment une saison peut basculer en 2e division anglaise ou si Montpellier est vraiment armé pour réussir un bon championnat en Ligue 1... A Antalyaspor, le contingent en place procure certaines assurances."

N'avoir qu'un seul match officiel dans les jambes ne représente pas un handicap aux yeux de Johan Djourou. "Avant de partir en Turquie, j'ai passé deux semaines à Macolin avec le préparateur physique de l'équipe de Suisse Oliver Riedwyl", précise Johan Djourou. Absent au match aller à Andorre, il rappellera, avec le poids de son expérience, leurs devoirs à ses coéquipiers. "On s'était fait un peu peur à l'aller, non ? Tant de choses peuvent arriver au cours d'un match, lâche-t-il. Nous savons que nous n'avons aucun droit à l'erreur dans ce groupe si nous entendons nous qualifier directement pour la Russie."