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Euro UEFA 2016: Vladimir Petkovic: "On l'a désormais ce derby"

Tout en décontraction, Vladimir Petkovic serre la main du sélectionneur Gianni De Biasi. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Tout en décontraction, Vladimir Petkovic serre la main du sélectionneur Gianni De Biasi. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
"Bien des gens espéraient ce derby contre l'Albanie. On l'a désormais. Il s'agira, il est vrai, d'une rencontre particulière". Une rencontre que Vladimir Petkovic aborde déjà avec un réel optimisme.

"Ce match sera chargé d'émotions. Surtout pour Granit Xhaka avec son frère dans le camp adverse, explique le sélectionneur. Mais je suis sûr que Granit saura faire face à la pression liée à ce match pas comme les autres. Il est intelligent. Il a la classe balle au pied. Je ne nourris pas vraiment d'inquiétudes pour lui".

"Le guerrier de l'Albanie"

La pression, Petkovic espère qu'elle pèsera sur les épaules des Albanais. "Ce match du 11 juin sera le premier pour eux dans un grand tournoi, dit-il. Croyez-moi, ils vont découvrir une sorte de monde inconnu. Il y a tout un contexte qui ne sera pas évident à gérer".

Gianni De Biasi n'ignore, lui aussi, rien de la singularité de ce match. "Il y a eu les frères Boateng adversaires lors du match Allemagne - Ghana de la Coupe du monde 2010, souligne le sélectionneur italien de l'Albanie. Maintenant, c'est Xhaka contre Xhaka. Je connais la classe de Granit. Mais je n'ai pas peur d'affirmer que Taulant est un grand guerrier. C'est simple, il est le guerrier de l'Albanie aujourd'hui !"

La Suisse aura à coeur de faire oublier l'humiliation subie face aux Bleus en 2014 (5-2). [Ali Haider - Keystone]La Suisse aura à coeur de faire oublier l'humiliation subie face aux Bleus en 2014 (5-2). [Ali Haider - Keystone]

Une Roumanie compacte

Après ce derby contre l'Albanie qui n'a pas fini de faire parler, la Suisse découvrira les charmes - peut-être cachés - du football roumain. "Je n'ai pas pu vraiment observer la Roumanie, avoue Vladimir Petkovic. J'ai connaissance de cette statistique de deux buts encaissés en dix rencontres lors du tour préliminaire. Cette équipe roumaine ne possède pas vraiment d'individualités marquantes. Elle doit évoluer de manière très compacte. Elle doit être très difficile à bouger".

Et enfin le 19 juin la France... "Une équipe qui a fait très mal à la Suisse l'an dernier, glisse le sélectionneur. Il y a donc une revanche à prendre. Mais à mes yeux, la France n'est pas seulement la favorite no 1 de ce groupe A. Elle est aussi l'une des grandes favorites pour la victoire finale. Le soutien du public est un facteur souvent déterminant dans un tel tournoi. Maintenant, la question est de savoir si les Français seront capables de répondre à toutes ces attentes..."

si/lper

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Trois phases à respecter

Vladimir Petkovic ne veut pas, comme le président Peter Gilliéron, cibler déjà l'objectif des quarts de finale. "Il y a trois phases à respecter en tout premier lieu avant de voir aussi loin, lâche-t-il. Il convient dans un premier temps que mes joueurs ne se blessent pas et qu'ils bénéficient d'un temps de jeu suffisant en club. Il faut aussi réussir notre préparation en Suisse et, pour finir, bien négocier ce premier tour. On ne cesse de me demander si ce tirage nous est favorable. Je ne pourrai répondre à cette question que le 19 juin au soir après le match de Lille contre la France."

Cela reste Montpellier

Le fait de disputer ces trois rencontres dans le nord de la France ne remet pas en question le choix de Montpellier comme camp de base de l'équipe de Suisse. "Nous avons jusqu'à lundi pour confirmer de manière officielle le site de notre camp de base, explique le secrétaire général de l'ASF Alex Miescher. A 99 %, nous restons sur notre choix de l'hôtel à Juvignac et sur le stade de la Mosson de Montpellier comme terrain d'entraînement. Voyager 30 minutes, 45 minutes ou 60 minutes en avion n'importe pas", poursuit Miescher pour expliquer pourquoi la Suisse restera au sud.

Les groupes

Groupe A: France, Roumanie, Albanie, Suisse
Groupe B: Angleterre, Russie, Pays de Galles, Slovaquie
Groupe C: Allemagne, Ukraine, Pologne, Irlande du Nord,
Groupe D: Espagne, République tchèque, Turquie, Croatie
Groupe E: Belgique, Italie, Eire, Suède
Groupe F: Portugal, Islande, Autriche, Hongrie

Les deux premières équipes et les quatre meilleures troisièmes qualifiées pour les huitièmes.