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Lucien Favre: la presse romande au secours du Vaudois

En Allemagne, on peine à comprendre le départ soudain de Favre de Mönchengladbach. [Keystone]
En Allemagne, on peine à comprendre le départ soudain de Favre de Mönchengladbach. [Keystone]
Lucien Favre continue de susciter le débat, deux jours après sa démission qui a totalement pris de court Borussia Mönchengladbach. Si en Allemagne et en Suisse alémanique on critique la manière de faire de l'entraîneur vaudois de 57 ans, la presse romande comprend et défend même "Lulu".

"Lâche", "égoïste", "irresponsable"... Les médias allemands ne manquent pas de qualificatifs pour juger la démission de Favre (57 ans). Outre-Sarine, on peine également à comprendre. Pour le Bund, Favre est un bon entraîneur qui a contribué notamment à l'éclosion de Dzemaili, Inler, Xhaka ou encore Reus.. Mais il aurait été encore plus grand s'il était resté à Mönchengladbach pour lutter et sortir le club de la crise.  

Kubilay Tuerkyilmaz y va aussi de sa théorie dans le Blick. "Dès que Lucien Favre se trouve dans une situation de vents contraires, il a des problèmes". Et l'ex-international suisse de faire un parallèle avec Jürgen Klopp à Dortmund la saison passée. Il était resté et était même parvenu à qualifier Dortmund pour l'Europa League. "Il n'avait laissé personne sur le carreau". Pan!

"Ni un lâche ni un égoïste"

Pour 24 heures, l'heure est au questionnement: "Lucien Favre s’est-il montré trop honnête (avec lui-même d'abord) ou trop égoïste?... Il aurait très bien pu laisser passer quelques semaines et se faire virer. Ce qui lui aurait permis de toucher son salaire en intégralité jusqu'en juin 2017, soit environ 2 millions de francs bruts par saison".

Même s'il est Vaudois, Lucien Favre est défendu corps et âme par La Tribune de Genève. Sans doute parce que Lulu avait porté, en tant que joueur puis entraîneur, haut les couleurs de Servette.

"Favre n'est ni un lâche ni un égoïste. En 4 ans et demi passés dans la ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il a multiplié les exploits, sauvant miraculeusement Gladbach d'une relégation promise pour commencer, avant de le laisser aujourd'hui en Ligue des champions"

"Et puis, soyons clairs: peu importent au fond les raisons qui l'ont poussé à jeter l'éponge.Il aurait le droit d'invoquer celles qu'il veut. Surtout après 6 défaites de suite et principalement pour avoir sorti un club du néant".

Challandes: "Chapeau"

Le Matin a pour sa part demandé un éclairage à Gilbert Gress et à Bernard Challandes. "A-t-on, comme j’ai pu le lire, imposé le recrutement à Lucien? Si tel est le cas, il ne faut pas s’étonner que les choses aient mal tourné. Si des choses aussi importantes que les transferts ou la politique de la maison passent au-dessus de la tête de l’entraîneur, cela signifie que Mönchengladbach est un petit club", argumente Gress.

Pour Challandes "cette décision, Lucien, qui n’est pas du genre à fonctionner sur un coup de tête, l’a mûrement réfléchie. Il faut la respecter. Pour moi, c’est tout sauf de l’égoïsme. C’est le signe qu’il pensait avant tout au jeu, à son équipe et ce qu’elle produisait. Il a fait son choix, il l’assume, chapeau!"

Miguel Bao

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