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UEFA Euro 2016: les plus beaux souvenirs de la compétition

La communion entre l'équipe d'Islande et ses supporters restera comme un des moments forts de cet Euro. [Georgi Licovski - Keystone]
La communion entre l'équipe d'Islande et ses supporters restera comme un des moments forts de cet Euro. [Georgi Licovski - Keystone]
L'Euro 2016, qui s'est achevé dimanche, laisse derrière lui des images de football fortes et positives: la rafraîchissante équipe d'Islande et ses formidables fans ou un Cristiano Ronaldo devenu coach-bis pour guider le Portugal vers la victoire.

En 3e match de groupe, CR7 se réveille face à la Hongrie et signe un doublé, dont une talonnade stratosphérique. Il envoie la Selecçao en 8e de finale.

Telle est la vie de Ronaldo, un show perpétuel. On ne compte plus les supporters qui tentent de l'approcher dans les stades, avant, pendant et après les matches, pour le toucher ou faire un selfie. En prolongation, en quart de finale, un fan courant vers lui est ainsi ceinturé sur la pelouse par une dizaine de policiers.

En demi-finale, un jeune ramasseur de balles s'incruste sur la photo officielle de la Selecçao avant la rencontre, à la gauche d'un Cristiano Ronaldo hilare quand il l'aperçoit. Dans ce match, le numéro 7 marque un but insensé de la tête. Au passage, il égale le record de Michel Platini, de 9 buts dans l'histoire de l'Euro. "Platoche" les avaient inscrits en une seule édition, en 1984. CR7, pour le rejoindre, est lui le premier à marquer dans quatre Euros différents.

La finale tant attendue tourne court. Touché dans un choc avec Dimitri Payet, il quitte le terrain en pleurs sur une civière au bout de 25 minutes. Mais il revient, le genou gauche bandé, serrant les dents, et harangue ses équipiers façon assistant-coach survolté. Il est logiquement le premier à soulever le trophée. Et favori pour le prochain Ballon d'Or.

Islandais, Irlandais et Gallois, quels supporters!

Le pays de Galles se hisse jusqu'en demi-finale alors que sa meilleure - et seule jusqu'ici - performance était un quart de finale du Mondial 1958. Les Dragons de Gareth Bale sont toutefois éteints par le Portugal de Ronaldo.

Les supporters gallois, comme les Irlandais, ont été les rois de l'ambiance dans les fan zones, les rues et les bars. Une scène a fait le tour du monde: on y voit dans un tunnel à Bordeaux des fans de l'Eire entonner un "stand up for the french police" ("debout pour la police française") sur un air des Pet Shop Boys. Bon esprit, les policiers répliquent au mégaphone sur le même air "go home for the french police" ("rentrez chez vous pour la police française").

D'autres fans, venus d'une île de 330'000 habitants, ont fait beaucoup pour les belles images de ce tournoi. Ce sont les Islandais. Leurs Vikings, sur le terrain, ont éliminé dans un 8e de finale historique l'Angleterre, pays qui a inventé le foot mais en a remis les clés à des stars étrangères dans sa richissime Premier League. La célébration des joueurs islandais avec leurs fans a été reprise par tout le monde. Il s'agit du "clapping", soit frapper dans ses mains au-dessus de sa tête sur un rythme martial et intense. Le monde du foot a envie de revoir cette équipe avec un coeur et des poumons énormes.

agences/bond

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