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Foot: 10 mois de prison avec sursis requis contre Karim Benzema

Pas la mine des grands jours pour Karim Benzema. [Joan Monfort - AP]
Pas la mine des grands jours pour Karim Benzema. [Joan Monfort - AP]
Le parquet a requis jeudi à Versailles 10 mois de prison avec sursis et 75'000 euros d'amende contre Karim Benzema, accusé de complicité de tentative de chantage dans "l'affaire de la sextape" dont la victime présumée est son ancien coéquipier en équipe de France, Mathieu Valbuena.

"Benzema n'est pas un bon samaritain venu porter secours, il a agi pour permettre aux négociateurs d'en venir à leur fin et aux maîtres-chanteurs de toucher de l'argent", a dit lors de son réquisitoire la procureure Ségolène Marés.

Contre les 4 autres prévenus, le ministère public a requis des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à 4 ans de prison.

Discours mafieux et "parrain"

Tout au long des débats, les 4 prévenus ont dépeint un monde abreuvé par l'argent des joueurs et où s'échangent les "services" et les coups de pression, contre des montres de luxe, des articles de maroquinerie ou des sextapes.

Dans sa plaidoirie, l'avocat de Valbuena, Me Paul-Albert Iweins, a dénoncé le "discours mafieux" de Benzema lors de son intervention dans cette affaire, le comparant même à "un parrain".

Son client, a-t-il rappelé, a été "exclu" de la sélection nationale alors qu'il est la victime de cette affaire. "On l'a privé de son Graal par des manoeuvres sordides et la trahison d'un coéquipier", a-t-il appuyé.

Benzema n'a pas assisté aux débats. 

afp/ace

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Valbuena parti pour Francfort

Mathieu Valbuena n'a pas assisté aux réquisitions et aux plaidoiries. A la mi-journée, le milieu de terrain de 37 ans, qui s'est longtemps exprimé mercredi sur les conséquences de cette tentative de chantage pour lui et pour sa carrière, a quitté le tribunal de Versailles et a rejoint Francfort, où son équipe de l'Olympiakos dispute dans la soirée un match de Ligue Europa. Il a pris l'avion avec en tête les excuses de Mustapha Zouaoui. "Je m'en excuse du fond du coeur, je le regrette à mort", a déclaré ce dernier, considéré comme le "cerveau" de cette entreprise. Très bavard devant la presse et dans le prétoire, il s'était pourtant moqué de l'ancien joueur de l'Olympique de Marseille mercredi à la barre.