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Super League: les joueurs du FC Sion ont reçu leur licenciement par WhatsApp

Les joueurs du FC Sion veulent faire valoir leurs droits. [Cyril Zingaro - Keystone]
Les joueurs du FC Sion veulent faire valoir leurs droits. [Cyril Zingaro - Keystone]
Le licenciement de 9 joueurs du FC Sion alimente les gazettes sportives en cette période de coronavirus. Après avoir refusé le chômage technique proposé par son club, Seydou Doumbia répond aux critiques dans les colonnes du Nouvelliste.

Pajtim Kasami, Alex Song, Ermir Lenjani, Xavier Kouassi, Seydou Doumbia, Mickaël Facchinetti, Christian Zock, Johan Djourou et Birama Ndoye ont été congédiés pour ne pas avoir accepté le chômage technique proposé par le FC Sion: 80% du salaire avec un plafond à 12'500 francs.

"Le mardi 17 mars à 17h00, nous recevons un courrier nous demandant d'accepter de signer ou de refuser de signer sans discussion une réduction drastique de notre rémunération sans aucune perspective d'aménagement", indique Doumbia. Dans la foulée, tous les joueurs de l'équipe organisent une réunion et refusent cette proposition.

L'Ivoirien ajoute qu'il reçoit le lendemain un courrier nominatif par WhatsApp en lien avec le choix à faire par rapport à son salaire. "Suite à la réunion de la veille…., le bon sens m’a commandé de refuser une telle lettre par Whatsapp. Moins de 30 minutes après, je recevais toujours par le même canal une lettre de licenciement".

Doumbia (32 ans) conclut dans le quotidien valaisan qu'il n'y a eu aucun manque de considération de sa part et de ses coéquipiers vis-à-vis des fans de l'équipe et regrette l'absence de dialogue avec le club dans cette affaire.

scho

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"Nous avons aussi des droits" dixit Djourou

Alors que le président Christian Constantin n'a pas réagi publiquement, Johan Djourou s’est exprimé de son côté dans le Blick. "Nous n’avons pas refusé parce que nous refusons de réduire nos salaires. Actuellement, le chômage partiel n’est pas possible pour les contrats à durée déterminée, soit notre cas. Nous ne voulons pas commettre d’erreurs juridiques. Nous sommes prêts à des sacrifices, notamment de consacrer une partie de nos salaires pour les employés du club. Trois mois sans salaire n’affecteront pas la majorité d’entre nous: Mais nous avons aussi des droits".