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FIFA Mondial: l'Albiceleste brise le rêve de la Suisse

Détresse sur les visages suisses après le but d'Angel Di Maria. [Eddie Keogh - Reuters]
Détresse sur les visages suisses après le but d'Angel Di Maria. [Eddie Keogh - Reuters]
La Suisse ne disputera pas les quarts de finale de la Coupe du monde. Malgré une très bonne prestation et une multitude d'occasions, les hommes d'Ottmar Hitzfeld ont dû s'avouer vaincus 1-0 après prolongation face à l'Argentine sur un but de Di Maria (118e). Dzemaili est passé tout près de l'égalisation, mais a touché le poteau à la 122e...

Huit ans après les penalties de Cologne face à l'Ukraine, l'issue au Brésil est également mortifiante. Même si elle a été très largement dominée, la Suisse aurait pu mériter un autre salaire. Elle a, en effet, bénéficié de la plus belle chance du match par Xhaka. Puis à la 120e, seul un incroyable concours de circonstances a empêché Dzemaili d'égaliser sur un centre de Shaqiri.

Le match s'est joué à la 118e sur une erreur de Lichtsteiner. Le Lucernois a perdu un ballon à quarante mètres de sa cage. Le contre fut imparable: accélération de Messi qui a échappé au tacle de Schär pour un décalage vers Di Maria sur le flanc droit. La frappe du joueur du Real Madrid n'a laissé aucune chance à Benaglio.

Longtemps accrochée par la Suisse, l'Argentine de Lionel Messi a passé l'épaule en prolongation. [Paul Hanna - Reuters]
Longtemps accrochée par la Suisse, l'Argentine de Lionel Messi a passé l'épaule en prolongation. [Paul Hanna - Reuters]
Deux occasions en or

Le scénario de la première mi-temps ne fut pas celui que l'on attendait. Même si l'Albiceleste a eu la maîtrise du jeu, la Suisse aurait dû mener au score. A la 29e, sur le troisième corner suisse de la rencontre, Shaqiri réussissait un petit récital le long de la ligne de fond avant d'offrir un véritable caviar à Xhaka. Sur son mauvais pied - le droit -, le Bâlois armait une frappe au sol que Romero détournait du pied gauche.

La seconde chance des Suisses lors de cette première période tombait à la 39e sur une rupture cette fois. Schär trouvait Drmic qui remisait pour Shaqiri. Une fois de plus, le joueur du Bayern avait la bonne inspiration avec son ouverture merveilleuse pour Drmic. Malheureusement, l'ancien attaquant du FC Zurich tentait le lob plutôt que de contrôler la balle alors qu'il en avait encore le temps.

Dzemaili se prend la tête entre les mains après avoir frôlé l'égalisation. [Keystone]
Dzemaili se prend la tête entre les mains après avoir frôlé l'égalisation. [Keystone]
L'erreur de Lichtsteiner

Malgré une possibilité encore pour Drmic à la 51e, la Suisse n'a pas vraiment existé après le repos. Face à des Argentins qui ont évolué pratiquement avec trois attaquants - Di Maria, Higuain et Lavezzi - et Messi en soutien, la tâche est devenue bien compliquée. Mais avec un Schär et un Rodriguez remarquables, la défense suisse a tenu le choc.

Benaglio ne devait pas sortir un arrêt impossible jusqu'à la 78e sur une frappe de Messi qui avait surgi après un renvoi de la tête d'Inler. Dans le temps additionnel, c'est la Suisse qui s'offrait une ultime chance avec une tête de Schär sur un coup franc d'Inler.

Dans les prolongations, l'emprise des Argentins n'était plus aussi totale. Les tirs au but semblaient alors inéluctables. Prévoyant, Ottmar Hitzfeld avait introduit Dzemaili pour présenter lors de la séance une petite "dream team": Inler, Rodriguez, Schär, Dzemaili et Shaqiri. Ce fut sans compter sur l'erreur de Lichtsteiner...

si/adav

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Retrouvez le fil du match, minute par minute, avec Jimmy Bondallaz

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Référence au match diffusé en direct le 1er juillet sur RTS Deux à 18h00: Argentine - Suisse, Coupe du monde de la FIFA 2014

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<b>"Nous sommes au bout du rouleau"</b>

Stephan Lichtsteiner: "Félicitations à l'équipe. Malheureusement, il y a eu une faute de trop. J'ai perdu le ballon au milieu, cela ne doit pas arriver à ce moment du match. Nous sommes très déçus, nous sommes au bout du rouleau. Nous avons eu des occasions et tiré sur le poteau contre l'une des meilleures équipes du monde. On peut en être fier."

Michel Pont: "C'est la brutalité du football, on a été puni sur une erreur, ou une succession de petites fautes de placement. Il nous a manqué un peu de force offensive pour aller conclure. On a eu des occasions, jusqu'à la dernière minute. La réussite n'était pas avec nous."