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Les cavaliers suisses ont les dents longues

De gauche à droite, Muff, Guerdat, Schwizer et Estermann. Tels seront les cavaliers chargés de glaner des médailles pour la Suisse. [JEAN-CHRISTOPHE BOTT - Keystone]
De gauche à droite, Muff, Guerdat, Schwizer et Estermann. Tels seront les cavaliers chargés de glaner des médailles pour la Suisse. [JEAN-CHRISTOPHE BOTT - Keystone]
Après une première semaine extrêmement décevante pour la délégation helvétique au décompte des médailles, les cavaliers suisses entrent enfin en lice dans ces Jeux olympiques. En plus d'incarner de gros espoirs de médailles, les cavaliers se veulent très motivés.

Les cavaliers suisses de saut d'obstacles ne s'en cachent pas: ils entendent briller aux JO de Londres, tant dans le concours par équipes qu'en individuel. Pius Schwizer, Steve Guerdat, Werner Muff et Paul Estermann sont confiants et, assurent-ils, leurs chevaux sont en très grande forme. Premiers éléments de réponse samedi.

La visite vétérinaire s'est déroulée sans problème, tout comme le warm-up de vendredi sur le sable du Greenwich Park, un revêtement identique à celui que possède le manège de Schwizer à Oensingen et dont a pu profiter toute l'équipe pendant un camp d'entraînement de cinq jours.

Le vétérinaire de l'équipe, Thomas Wagner, affirme que "les chevaux sont en bonne santé, heureux et dans leur meilleure forme". Un cocktail qui doit permettre à la Suisse, médaillée de bronze en 2008 après le déclassement de la Norvège, de s'immiscer dans la lutte pour le podium avec, il est vrai, une bonne dizaine d'autres nations elles aussi candidates à une médaille.

"Nous avons une superbe équipe", se réjouit le chef d'équipe Urs Grünig, avec quatre couples d'égale valeur. "Nous sommes prêts, l'ambiance est extraordinaire et tout le monde s'entraide. Maintenant nous devons faire en sorte de saisir notre chance." Rien n'est plus difficile, d'autant plus dans un sport qui dépend surtout des qualités et de la forme des chevaux.

Schwizer [Keystone]
Schwizer [Keystone]
Schwizer ne laisse pas planer le doute

Si une dizaine de pays se profile pour jouer les premiers rôles par équipes, ils sont une douzaine à être régulièrement cités comme favoris du concours individuel. Notamment Nick Skelton (GB), Rolf-Göran Bengtsson (Su), Beezie Madden (EU), Pénélope Leprevost (Fr), Grégory Wathelet (Be), Philippe Le Jeune (Be), Gerco Schröder (PB), Christian Ahlmann (All), Marcus Ehning (All) et, aussi, Schwizer et Guerdat, troisième et huitième mondiaux.

Schwizer, qui aura 50 ans au lendemain des Jeux, croit en lui et en sa monture, en témoigne sa réponse quand on lui demande qui est favori à ses yeux. "Moi ! Carlina et moi avons tout pour réaliser une grande performance. La jument est en grande forme, je ne l'ai que très peu alignée durant la saison en extérieur. Si chacun fait son travail, nous remporterons une médaille par équipes et moi également en individuel."

Ode à Nino

Steve Guerdat, qui même s'il est le plus jeune des cavaliers suisses (30 ans) dispute à Londres ses troisièmes Jeux, a une foi inébranlable en son Nino des Buissonets. "Nino m'apporte beaucoup de sécurité", explique le Jurassien. "C'est un cheval d'exception, un génie. Il peut terminer chaque parcours sans faute, si moi je fais tout juste. Il est le meilleur cheval que j'ai jamais monté. Avec lui, tout est possible. Je veux moi aussi une médaille en individuel à Londres !"

Les deux autres cavaliers, Muff (38 ans) et Estermann (49 ans), vivront eux leur baptême du feu aux JO. Mais leur longue expérience du haut niveau empêche de les considérer comme des rookies. Pour rappel, Estermann et Castlefield Eclipse constituent la seule paire au monde à avoir aligné trois double sans faute en Prix des Nations cette saison (Rome, Rotterdam et Aix-la-Chapelle). Le potentiel de l'équipe de Suisse est énorme.

si/bond

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