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Quatre paires de badminton exclues des Jeux pour "matches arrangés"

Yu Yang (à gauche) et Wang Xiaoli ont été exclues du tournoi olympiques pour "match arrangé". [Andres Leighton - Keystone]
Yu Yang (à gauche) et Wang Xiaoli ont été exclues du tournoi olympiques pour "match arrangé". [Andres Leighton - Keystone]
Les huit joueuses (4 paires) accusées de "ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner" des matches de poule, mardi soir lors du tournoi de badminton à Londres, ont été exclues du tournoi olympique. Les quatre paires - une représentant la Chine, une l'Indonésie et deux la Corée du sud -, qui conservent leur accréditation, étaient accusées d'avoir voulu perdre un match pour faciliter leur progression dans le tournoi et affronter des adversaires moins redoutables lors des quarts de finale ce mercredi.

Parmi les exclues figurent les Chinoises Yu Yang et Wang Xiaoli, championnes du monde 2011 et nos1 mondiales, qui se sont inclinées à la surprise générale 2-0 face aux Sud-Coréennes Jung Ky-ung et Kim Ha-na.  Les huit joueuses ont fait appel.

"Nous étions déjà qualifiées, pourquoi aurions-nous dû gaspiller notre énergie ?, s'était défendu Yu à l'issue du match. Ce n'est pas nécessaire d'être à fond maintenant alors que la phase d'élimination directe débute mercredi."

Le match n'a compris aucun échange de plus de quatre coups et le public de la Wembley Arena a manifesté bruyamment son mécontentement au terme du match émaillé de fautes directes avec des services dans le filet et des coups allant directement en dehors des limites du terrain.

L'arbitre Torsten Berg a bel et bien montré un carton noir... [Andres Leighton - Keystone]
L'arbitre Torsten Berg a bel et bien montré un carton noir... [Andres Leighton - Keystone]

L'arbitre du tournoi Torsten Berg est venu sur le court pendant le match pour avertir les joueuses sur leur comportement et a semblé montrer un carton noir - synonyme d'élimination -, pour les menacer d'exclusion.

Ce simulacre avait été qualifié d'"inacceptable", par le président du Comité d'organisation des JO Sebastian Coe.

afp/dbu

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La gazette des Jeux

Le Tribunal arbitral du sport (TAS), délocalisé à Londres pendant les Jeux, a confirmé mardi soir la sélection d'Angel Mullera Rodriguez, coureur de 3000 m steeple, dans l'équipe olympique espagnole d'athlétisme. Mullera Rodriguez avait été inclus par la Fédération espagnole d'athlétisme (RFEA) dans la liste des sélectionnés olympiques. Dix jours plus tard, le quotidien sportif espagnol "AS" avait publié un article relatant des échanges d'e-mails entre Angel Mullera et son entraîneur pouvant constituer une preuve d'utilisation de substances dopantes. Le 20 juillet 2012, l'athlète avait reçu un message de la RFEA l'informant de son exclusion de l'équipe espagnole d'athlétisme pour raisons techniques. Saisi, le TAS a partiellement admis la demande de l'athlète et a jugé que la RFEA et le Comité olympique espagnol devaient confirmer sa sélection, leur décision initiale ne reposant pas sur des "raisons techniques". Mullera n'avait pas été formellement retiré des listes de la sélection espagnole à Londres.

La Fédération internationale d'escrime (FIE) va distinguer la Sud-Coréenne Shin A-Lam avec une médaille spéciale alors qu'elle avait été battue en demi-finales du tournoi d'épée après un imbroglio sur le décompte du chronomètre. Cette médaille sera décernée pour récompenser "son désir de gagner et son respect du réglement". "Bien sûr, nous comprenons sa frustration et ce qu'a ressenti l'athlète", a-t-elle ajouté.

La demi-finale lundi de l'épreuve individuelle de fleuret entre Shin et l'Allemande Britta Heidemann a donné lieu à une polémique en toute fin de duel. Heidemann avait été déclarée gagnante 6-5 après prolongation, mais la Sud-Coréenne et son entraîneur considéraient que l'Allemande avait mis bien plus que la seconde restante officiellement au chrono pour marquer son point. La Sud-Coréenne aurait remporté le match s'il y avait eu un score nul, puisqu'elle possédait la priorité. En attendant que le camp sud-coréen dépose réclamation, Shin, parfois en larmes, était restée sur la piste, comme l'y autorise le réglement, pendant plus d'une heure. La réclamation, finalement déposée, a ensuite été rejetée et Shim avait quitté la piste, non sans que le public prenne fait et cause pour la Sud-Coréenne.