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Laurent Fignon souffre d'un "cancer avancé"

Fignon doit engager un combat contre la maladie. [Keystone]
Fignon doit engager un combat contre la maladie. [Keystone]
Laurent Fignon, double vainqueur du Tour de France (83/84), souffre d'un cancer avancé, probablement au pancréas. Le Français l'a révélé lui-même à la télévision. Dur coup du sort pour une légende de la Grande Boucle.

L'ancien champion cycliste Laurent Fignon, double vainqueur du
Tour de France (1983, 1984), révèle, dans une émission de
télévision qui sera diffusée dimanche qu'il souffre d'un
«cancer avancé». Le Français n'établit aucun lien avec la
prise de produits dopants.

«On m'a détecté un cancer des voies digestives. On ne sait pas
trop où exactement. C'est une mauvaise nouvelle
», a déclaré
Fignon, 48 ans, qui évoque sa carrière et le dopage au sein du
peloton dans un ouvrage intitulé «Nous étions jeunes et
insouciants», à paraître aux éditions Grasset.

«Mon cancer est un cancer avancé, puisqu'il a envoyé des
métastases
, a précisé Laurent Fignon. (...) C'est
certainement le pancréas. Donc on ne sait pas ce qui me reste à
vivre. On ne sait pas ce qui va se passer. Mais je suis optimiste.
On va se battre et réussir à gagner ce combat
».

"Aucun recul sur le dopage"

Interrogé sur le lien éventuel entre sa maladie et le dopage, la
prise d'amphétamines et de cortisone durant sa carrière de coureur,
qu'il évoque dans son livre, Laurent Fignon a répondu: «Je ne
vais pas dire que cela n'a pas joué. Je n'en sais absolument rien.
C'est impossible de dire oui ou non. D'après les médecins,
apparemment non
». «J'ai expliqué franchement (aux
médecins) ce que j'avais fait dans ma carrière, ils m'ont dit "ça
ne peut pas être ça. Ce serait trop simple". Et puis il y a en
avait des dizaines, parce qu'à mon époque, tout le monde faisait la
même chose, comme aujourd'hui tout le monde fait la même
chose
», a-t-il ajouté.

«On n'a pas de recul sur le dopage, a souligné l'ancien
coureur. Etre sûr et certain que cela ne fait pas de mal, c'est
impossible à dire. Etre certain que tous ceux qui ont vécu l'époque
1998, où il y avait beaucoup d'exagérations, ne développeront pas
un cancer dans dix ou vingt ans, je n'en sais rien. On le saura
plus tard
».

agences/tai

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