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JO d'hiver: le CIO fait face à une nouvelle crise des candidatures

"Une double attribution pour 2026 et 2030 semble possible si deux candidatures fortes subsistent", estime un membre du CIO. [Fabrice Coffrini - AFP]
"Une double attribution pour 2026 et 2030 semble possible si deux candidatures fortes subsistent", estime un membre du CIO. [Fabrice Coffrini - AFP]
Oslo, Munich ou Innsbruck qui abandonnent en route, effrayés notamment par des budgets rarement respectés: le CIO, qui ne comptait que deux postulants pour les JO de 2022 et 2024, fait face à une nouvelle crise des candidatures à deux ans de l'attribution des JO d'hiver 2026.

Combien de candidats seront en lice l'automne 2019, lors de la session du Comité international olympique à Milan qui attribuera les JO d'hiver 2026?

La course aux JO de 2026 a déjà fait une victime: dimanche, les habitants du Tyrol ont rejeté à plus de 53% la candidature d'Innsbruck. Alors que la phase dite "d'invitation" s'est ouverte le 29 septembre, le CIO a déjà rencontré les représentants de Sion, Calgary et Stockholm.

A ces trois villes devrait se joindre une candidature américaine, le comité olympique américain (USOC) ayant confirmé vendredi que les États-Unis étaient "intéressés" par les JO d'hiver, même s'ils hésitent entre 2026 et 2030.

Denver, Reno-Tahoe et Salt Lake City, hôte des JO d'hiver 2002, les derniers organisés aux Etats-Unis, ont fait part de leur intérêt. Du côté asiatique, la station japonaise de Sapporo, qui a reçu les JO en 1972, pourrait entrer dans la course tout comme Almaty, battu pour 2022.

afp/alt

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Quel accueil du public pour la candidature de Sion?

La ville de Sion, qui a déjà connu plusieurs échecs, dont le dernier pour les JO de 2006 attribués à Turin, se trouve aussi sous la menace d'un rejet populaire. Le projet qui concerne quatre cantons et doit encore recevoir le feu vert du gouvernement fédéral, devra ensuite être soumis à référendum.

"Nous avons pris acte de la décision de la population du Tyrol, qui montre combien il est important de communiquer largement", a réagi Jean-Philippe Rochat, président de Sion-2026.

"Les votations populaires seront envisagées lorsque tous les facteurs de coûts et la répartition de ces derniers, seront connus. Notre timing et notre approche sont donc légèrement différents", a ajouté l'avocat lausannois.

L'ancien vice-président de la Fédération suisse de ski s'est dit "convaincu que lorsque tous les paramètres de coûts seront connus et auront été communiqués", la population réalisera que "Sion propose une approche vraiment nouvelle, tout à fait réaliste et transparente, qui permettra à toute une région de profiter d'un héritage positif des Jeux".