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Sport suisse: 50 millions suffiront-ils pour sauver le sport professionnel?

Titulaire d'un brevet d'avocat, Matthias Remund est un ancien spécialiste de ski de fond. [Anthony Anex - Keystone]
Titulaire d'un brevet d'avocat, Matthias Remund est un ancien spécialiste de ski de fond. [Anthony Anex - Keystone]
Le sport professionnel vit des heures sombres en Suisse. La pandémie du coronavirus remet en question la survie des clubs et des manifestations. Directeur de l'Office Fédéral du Sport (OFSPO), Matthias Remund réaffirme dans une interview accordée à Keystone-ATS la volonté de la Confédération de se saisir du problème.

La Confédération a, dans un premier temps, dégagé une enveloppe de 100 millions de francs pour le sport suisse. 50 millions le seront à fonds perdu pour le sport amateur et le sport de masse. Les autres 50 millions le seront pour le sport professionnel. L'aide confédérale sera effective à la seule condition que les clubs fassent la preuve de leur insolvabilité insiste le patron du sport suisse.

"Si le confinement dure encore plusieurs semaines, la question de savoir si cette manne de 50 millions de francs suffira risque de se poser très vite", prévient Matthias Remund.

"Notre aide se tournera vers des clubs qui sont devenus insolvables en raison de la pandémie. Nous sommes prêts à accorder des prêts sans intérêt ou à taux préférentiels à ces clubs à la seule condition d’avoir pris, avant de nous solliciter, les mesures nécessaires comme le chômage partiel par exemple", précise celui qui dirige l'OFSPO depuis 2005. "Ces clubs doivent également apporter la preuve que leurs sponsors les ont lâchés durant cette pandémie. Si tel est le cas, nous entrons en matière". Remund souligne que le FC Bâle ou Young Boys ne pourront par exemple pas bénéficier de ces aides.

ats/scho

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Les tournois peuvent demander de l'aide

Des tournois comme le Geneva Open en tennis, le beachvolley à Gstaad et le golf à Crans-Montana pourront solliciter une aide auprès de la Confédération indique Matthias Remund. "Nous avons défini une marche à suivre avec les Ligues et Swiss Olympic. Les organisateurs des tournois peuvent ainsi s'annoncer auprès de Swiss Olympic ou de leur fédération", ajoute encore l'avocat de 57 ans.