A 39 ans, le facteur de Reims a effacé sa terrible défaillance des Jeux Rio, lorsque des problèmes gastriques et une grosse fatigue l'avaient relégué d'un coup de la 1re à la 8e place finale. Malgré un carton rouge reçu assez rapidement - il en faut 3 pour être disqualifié -, Diniz s'est montré impressionnant. Il a effectué un cavalier seul dès les 1ers kilomètres, pour s'imposer avec... près de 2 km d'avance.


 

Son chrono (3h33'11'') représente un record des Mondiaux et se situe à moins de 40" de son record du monde établi en 2014 à Zurich, où il avait conquis un de ses trois titres européens.

Le Français, à titre de comparaison, est passé au 42e km (soit la distance d'un marathon à 200m près) en 3 heures pile. En marchant, il avance donc plus vite que 95 % des marathoniens populaires. Et sur les 8 derniers kilomètres, il n'a pas manifesté le moindre signe de fatigue.

L'athlétisme français cueille ainsi sa 3e médaille d'or à Londres, après celles de Pierre-Ambroise Bosse sur 800m et Kevin Mayer au décathlon.

ats/bao