09.02.2021

Les perturbateurs endocriniens, comment s’en prémunir ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui pénètrent dans notre organisme par la respiration, par la peau ou par le système digestif et qui vont perturber notre système hormonal, appelé aussi « système endocrinien ». Ces substances se nomment phtalates, bisphénol, parabène, pesticides ou benzophénone. On les trouve dans notre alimentation, dans les objets que l’on utilise au quotidien, dans les cosmétiques qu’on s’applique sur le corps, dans la poussière que l’on accumule dans nos appartements comme dans notre environnement. Elles peuvent engendrer cancers, diabète, troubles du comportement, infertilité, baisse du QI ou maladies cardio-vasculaires. A Bon Entendeur, en collaboration avec "On en parle" et le magazine "Bon à savoir", a voulu savoir si ces substances étaient présentes dans le corps de nos enfants. Une enquête exceptionnelle pour la Suisse romande, inspirée par des études menées dans l’Union européenne. Parmi les 357 familles romandes qui ont répondu à notre appel au printemps 2020, ABE en a retenu 33, réparties dans toute la Romandie, aussi bien en ville qu’en campagne. Les échantillons d’urine des enfants, âgés entre 3 et 14 ans, ont été analysés dans un laboratoire spécialisé en Belgique. Résultat : tous les enfants testés étaient contaminés, à des degrés divers. Aujourd’hui, le consommateur n’a pas toujours les moyens de savoir de quoi sont composés les plastiques qui emballent sa nourriture. Pourquoi si peu de transparence ? Linda Bourget en parle avec Carole Meylan, collaboratrice scientifique à l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. Une équipe d’ABE, accompagnée par un toxicologue, a rendu visite à 4 familles où le nombre de perturbateurs endocriniens décelés était plutôt élevé. L’occasion de déceler les sources potentielles de contamination et de donner quelques conseils. A quoi faut-il être attentif pour minimiser l’exposition à ces substances chimiques ? Les conseils de Vincent Perret, toxicologue. Pour éviter au maximum d’exposer les jeunes enfants aux perturbateurs endocriniens, certaines crèches réduisent l’utilisation de plastiques. Elles privilégient notamment le verre et le métal lors des repas et le bois dans le choix des nouveaux jouets.

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