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Ce que le nouveau satellite américain Goes-T permettra de faire...

Lancement du satellite GOES-T depuis la base de Cap Canaveral en Floride, le 1er mars 2022 [United Launch Alliance]
Lancement du satellite GOES-T depuis la base de Cap Canaveral en Floride, le 1er mars 2022 [United Launch Alliance]
La NASA a procédé la semaine passée au lancement du satellite géostationnaire de 3ème génération GOES-T. Doté des dernières technologies, ce dernier permettra d’observer les conditions atmosphériques au-dessus du continent américain. Il surveillera également les feux de forêt et l’activité solaire. Il sera opérationnel à partir de 2023.

GOES-T a été mis en orbite le 1 mars depuis la base de Cap Canaveral par une fusée Atlas V d’United Launch (ULA). Quatre heures après son lancement, ses panneaux solaires ont été déployés avec succès, ce qui lui permet désormais d’être autonome.

GOES-T va être placé en orbite géostationnaire à 36'000 km de la Terre dans environ deux semaines. Il prendra alors le nom de GOES-18 et subira toute une batterie de tests. Ces derniers terminés, il sera placé en orbite géostationnaire au-dessus du continent américain pour remplacer le satellite GOES-17 début 2023.

GOES-18 livrera en permanence des observations des images des conditions atmosphériques et de la couverture nuageuse. Grâce à son imageur avancé (ABI), il fournira une image complète de l’hémisphère occidental toutes les cinq minutes, avec une résolution allant jusqu’à 250 m sur le canal visible. Suivant les besoins et le cadrage désiré, des observations pourront être réalisées toutes les 30 secondes.

Image d'artiste du satellite GOES-T en orbite géostationnaire [NOAA]Image d'artiste du satellite GOES-T en orbite géostationnaire [NOAA]

GOES-18 embarquera à son bord un Lightning Mapper (GLM) permettant de mesurer la fréquence, l'emplacement et l'étendue des décharges de foudre afin de repérer les orages ou les cyclones tropicaux en phase d’intensification. Outil indispensable pour l’anticipation des phénomènes violents, en particulier les tornades.

Les instruments de GOES-18 seront également capables de détecter la fumée et les incendies, pour suivre plus les feux de forêt et diriger les équipes d’intervention de manière ciblée vers les zones à risques.

Montage de l'imageur GLM embarqué sur GOES-T. En arrière plan, images d'incendies sur la Californie, captés par GOES-16 le 18 juillet 2017. [NESDIS/NOAA/NASA]Montage de l'imageur GLM embarqué sur GOES-T. En arrière plan, images d'incendies sur la Californie, captés par GOES-16 le 18 juillet 2017. [NESDIS/NOAA/NASA]

Autre nouveauté, le Solar Ultraviolet Imager (SUVI) et les Extreme Ultraviolet and X-ray Irradiance Sensors (EXIS) qui fourniront des observations du Soleil. Associés à la suite SEISS (Space Environment In-Situ Suite), ces instruments devraient permettre de mieux détecter les éruptions solaires et contribuer ainsi à l'alerte précoce des perturbations provoquées par les orages magnétiques sur les satellites, les systèmes électriques ou les systèmes de communication et de navigation.

 GOES-18 fonctionnera en parallèle avec GOES-16, premier satellite de la nouvelle série géostationnaire de la NOAA, positionné au-dessus du Pacifique. Ensemble, les satellites observeront plus de la moitié du globe, de la côte ouest de l'Afrique à la Nouvelle-Zélande et de l'Alaska à l'Antarctique.

Position actuelle des satellite GOES-14, 15, 16 et 17 de la NOAA [NOAA]Position actuelle des satellite GOES-14, 15, 16 et 17 de la NOAA [NOAA]

Ils remplaceront les satellites de seconde génération GOES-14 et GOES-15 et devraient être opérationnels jusqu'en 2036.

Philippe Jeanneret, avec le concours de la NOAA

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