Les observateur.ices militaires patrouillent le long de la « ligne bleue ». Mais à la différence des Casques bleus, ces militaires de Suisse ou d’ailleurs ne sont armés que de leur paire de jumelles et vêtu.es d’un simple gilet bleu.

Vacarme

Publié le 13 septembre 2022 à 14:52 - Modifié le 16 septembre 2022 à 11:37

En mission pour la paix

Quel rôle joue la Suisse sur le terrain des conflits internationaux ?

En raison de sa neutralité, notre pays n’a pas le droit d’envoyer des militaires armés hors de son territoire. La Suisse ne participe donc pas aux activités des Casques bleus, les contingents armés des missions des Nations unies. En revanche, les militaires suisses s’engagent en tant qu’observateur.trices ou Bérets bleus.

Actuellement, environ 280 femmes et hommes, du simple soldat au divisionnaire, sont déployés dans 18 États afin de participer à des engagements de promotion de la paix. Comme au sud du Liban, où ils patrouillent quotidiennement le long de la « ligne bleue », la ligne de démarcation entre le Liban et Israël.

Reportages: Maya Chollet
Réalisation: Rodolphe Bauchau
Production: Raphaële Bouchet

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  • 1er épisode

    Comme dans les films

    C’est au Centre de compétences SWISSINT basé sur la place d’armes de Wil, à Stans-Oberdorf, dans le canton de Nidwald, que sont recrutés et formés les Bérets bleus. Durant une semaine, les candidat.es se retrouvent avec des collègues autrichiens ou allemands pour des exercices grandeur nature sous l’œil avisé de leurs « coachs », d’anciens observateurs qui ont passé des années sur le terrain.

    Centre de compétences SWISSINT basé sur la place d’armes de Wil, à Stans-Oberdorf, dans le canton de Nidwald.
    Maya Chollet - DR
    Vacarme - Publié le 12 septembre 2022

  • 2e épisode

    Une base désarmée

    Au Liban, deux missions de maintien de la paix cohabitent. Les observateur.ices de l’Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) se distinguent des Casques bleus de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Ils ne sont pas armés, sont moins nombreux et moins connus.

    Deux militaires suisses racontent leur quotidien dans un pays miné par une très grave crise économique.

    Observateur.ices de l’Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) se distinguent des Casques bleus de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
    Maya Chollet - DR
    Vacarme - Publié le 13 septembre 2022

  • 3e épisode

    La main tendue

    C’est à Naqoura que se situe le quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), la mission des Casques bleus au sud du Liban, qui a débuté en 1978.

    Près de 11 000 personnes de 47 nationalités différentes y sont déployées. Au fil des années, les Casques bleus ont tissé des liens étroits avec la population libanaise. L’ONU agit sur tous les fronts, et sa présence est devenue essentielle à l’économie locale.

    Le maintien de la paix au Sud-Liban consiste aussi à passer le témoin à l’armée libanaise. Les entrainements entre les soldats de l’ONU et les Libanais sont très réguliers.
    Maya Chollet - DR
    Vacarme - Publié le 14 septembre 2022

  • 4e épisode

    Entre le chaos et les mines

    La « ligne bleue » est le symbole du maintien de la paix au Liban.

    Cette ligne de cessez-le-feu, tracée en juin 2000 par l’ONU entre le Liban et Israël, n’a jamais été reconnue comme frontière par les deux pays. Les Casques bleus, armés et regroupés par nation, patrouillent le long de cette ligne pour rapporter les violations qui s’y produisent quotidiennement.

    Les Casques Bleus armés patrouillent. Ils sont groupés par nation, contrairement aux observateurs militaires non-armés et jamais en patrouille avec un.e compatriote.
    Maya Chollet - DR
    Vacarme - Publié le 16 septembre 2022

  • 5e épisode

    Passe-moi les jumelles

    Les observateur.ices militaires patrouillent le long de la « ligne bleue ». Mais à la différence des Casques bleus, ces militaires de Suisse ou d’ailleurs ne sont armés que de leur paire de jumelles et vêtu.es d’un simple gilet bleu. Une position particulière, surtout lorsqu’on se retrouve avec une mitraillette pointée sur la tempe.

    Les observateur.ices militaires patrouillent le long de la « ligne bleue ». Mais à la différence des Casques bleus, ces militaires de Suisse ou d’ailleurs ne sont armés que de leur paire de jumelles et vêtu.es d’un simple gilet bleu.
    Maya Chollet - RTS
    Vacarme - Publié le 16 septembre 2022
     

  • Les Échos de Vacarme

    Fanny Badache et Patrick Gauchat

    Invité.es:

    Fanny Badache
    Chercheuse à l’Institut des Hautes Études Internationales et du Développement de Genève                                                                                            

    Patrick Gauchat
    Chef de l’opération de maintien de la paix ONUST de l’ONU

    Echos vacarme.
    Vacarme - RTS
    Vacarme - Publié le 18 septembre 2022

  • La galerie photo

    Les photos de notre journaliste Maya Chollet