Un étourneau.

Série thématique

Publié le 26 avril 2018 à 14:54 - Modifié le 03 octobre 2018 à 16:41

Les oiseaux de nos jardins

François Turrian vous propose de réviser les chants de nos oiseaux afin d’être prêts pour l’opération de recensement des oiseaux de nos jardins.

  • 22 juillet 2018

    Les oreilles des oiseaux

    Alouette des champs.
    NickVorobey.com - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 22 juillet 2018

    En conclusion de la série des oiseaux de nos jardins, François Turrian nous explique comment les oiseaux entendent. Première remarque, ils n'ont pas de pavillons, ce qui montre leur parenté avec les lézards et les reptiles. L'entrée de leur conduit auditif est protégée par les plumes. Contrairement à l'homme qui possèdent dans l'oreille interne trois os, le marteau, l'étrier et l'enclume, les oiseaux n'en ont qu'un, probablement parce que le rôle premier de l'oreille interne est l'équilibre et non l'ouïe. Ce qu'ils entendent ressemble à un son dix fois ralenti pour nous les humains.

  • 08 juillet 2018

    La corneille noire

    L’ambiance sonore de ce matin nous faisait découvrir le cri de la corneille noire
    kwasny221 - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 08 juillet 2018

    Un corvidé très connu de tous est à l’honneur ce matin : La corneille noire. Il faut faire la différence entre la corneille et le corbeau. Ce n’est pas facile, en fait. Il faut observer le bec des oiseaux pour connaitre la différence. La corneille possède de nombreux cris différents, même surprenants parfois. Nous les passons en revue dans notre émission. C’est un animal qui a une réputation d’oiseau agressif.

  • 1er juillet 2018

    La pie bavarde

    Une pie bavarde.
    bennytrapp - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 01 juillet 2018

    On a proposé le cri, car on n’entend presque jamais le chant de la pie. Tout le monde connaît la pie, son plumage noir et blanc et sa longue queue qui ne permettent pas de confusion. Cet oiseau a du tempérament et elles défendent vigoureusement leur territoire. Elles ne s’entendent pas beaucoup avec les corneilles noires. La pie n’est pas voleuse, mais effectivement elle est attirée par des objets brillants qu’elle aime amener dans son nid. On n’a pas vraiment d’explication à ce comportement. Son nid est intéressant, il est en boule ce qui rappelle un peu un nid d’écureuil. L’accès se situe au-dessous des sphères de branches. Cet oiseau est doté de facultés cognitives impressionnantes.

  • 24 juin 2018

    Le pigeon ramier

    Un pigeon ramier.
    Marc Toutain - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 24 juin 2018

    Son chant se reconnaît à ses 5 notes successives "je suis un pigeon". A ne pas confondre avec le chant de la tourterelle, dont le chant est basé sur 3 notes "tour-te-relle". Le chant du pigeon ramier s’entend pendant toute la saison, même au cœur de l’été, aussi bien dans les forêts que dans les lieux plus habités. C’est l’une des rares espèces qui est en bonne augmentation. A l’origine strictement forestier, on le rencontre aujourd’hui dans nos villes, nos parcs et jardins. Avec le temps, il est devenu sédentaire, alors qu’il partait auparavant en automne pour l’Espagne. Le réchauffement climatique lui a probablement été favorable. Attention à ne pas le confondre avec le pigeon domestique, le pigeon féral ou le pigeon bizet qui est une espèce rupestre. Il y a encore le pigeon colombin qui niche dans les forêts et qui est plus rare. Le pigeon ramier est plus gros que le pigeon des villes. Les oiseaux adultes sont muni d’un demi-collier blanc autour du cou et d’une plage alaire blanche. Il niche que dans les arbres et pas sur les bâtiments.

  • 17 juin 2018

    La tourterelle turque

    Une tourterelle turque.
    PIXATERRA - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 17 juin 2018

    C’est un chant monotone et répétitif sur trois notes, deux courtes et une longue. On dirait qu’elle chante "tour-te-relle". La tourterelle turque est à ne pas confondre avec la tourterelle des bois. La tourterelle turque se rencontre dans nos jardins et nos agglomérations. Elle est assez urbaine. Son plumage beige-gris est uniforme, avec un demi-collier noir au niveau du cou. Dans les années 50, elle n’habitait pas en Suisse, et s’est établie chez nous dans les années 60-70. Elle a un peu diminué en nombre, peut-être à cause de la concurrence avec le pigeon des villes ou le pigeon ramier. Les colombes ou tourterelles ne sont pas forcément très pacifiques. Ce sont des oiseaux belliqueux. Colombe, pigeon et tourterelle font partie de la même famille, les colombidés. Les pigeons sont beaucoup plus trapus que les tourterelles et les colombes sont des oiseaux d’élevage.

  • 10 juin 2018

    Le chardonneret d’élégant

    Un chardonneret élégant.
    delmo07 - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 10 juin 2018

    Famille des beaux chanteurs le chardonneret est l'un des oiseaux les plus beaux et les plus colorés de Suisse. Les jeunes chardonnerets vont s’envoler dès la fin du mois. Leur tête est blanchâtre – beige et ne présente pas encore le joli masque rouge et noir. Le chant de cet oiseau est un gazouillis avec des phrases et des strophes assez longues. Beaucoup de variations: notes métalliques et des trilles. On a un peu une analogie avec le canari. Cet oiseau est connu dans le sud et les pays du Maghreb, car ils sont mis en cage. Du coup, chez nous en Suisse, les gardes du service de l’environnement ont pris sur le fait des chasseurs de chardonnerets qui les envoyaient chez eux. C’est une menace réelle pour cette espèce. Si l’on craint que les personnes qui tendent des filets n’œuvrent pas pour le baguage des oiseaux, on peut téléphoner au garde faune ou à la police.

  • 3 juin 2018

    La mésange nonnette

    Mésange nonnette.
    Steffen Hannert -
    Monsieur Jardinier - Publié le 03 juin 2018

    Comment reconnaître la mésange nonnette physiquement: une calotte noire, petite nonne et un plumage brun-gris avec une petite tache noire sur le menton. Elle peut être confondue avec la mésange boréale. Au niveau de son chant, c’est un oiseau qui a de l’énergie et du caractère. Le timbre est un peu moins métallique que celui de la charbonnière. Le cri est plus facile à reconnaître que le chant. Cet oiseau aime beaucoup manger les graines de plantes sauvages, clématite, cardères etc.. Environ 50'000 couples vivent en Suisse. En ce début juin, il serait bon de rappeler ce que l’on doit faire et ne pas faire à ce moment de l’année où les oiseaux sortent du nid. Les oiseaux que l’on croit abandonnés, ne le sont pas forcément. Ne pas les prendre donc. Par contre si l’on remarque que l’oisillon est blessé ou trop exposé, chemin d’un chat ou du trafic, on le déposera dans un buisson ou sur le rebord d’une fenêtre, tout près de là où on l’a trouvé.

  • 27 mai 2018

    Le rougequeue à front blanc

    Rougequeue à front blanc.
    Dulocle63 - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 27 mai 2018

    Son chant n’est pas facile à déterminer. Cet oiseau appartient à la famille des Turdidés. Son chant peut évoquer un peu le rossignol. A ne pas confondre avec le rougequeue noir, un oiseau fréquent dans nos jardins. Le rougequeue à front blanc est beaucoup plus rare. Le plumage du mâle est très contrasté, parties inférieures orangées, supérieures grises. La face et la gorge noires et un petit front blanc. Comment reconnaître le chant de cet oiseau? Il faut repérer d’abord une note assez claire suivie de notes roulées, à la fin du deuxième motif, certains oiseaux incorporent des imitations de chants d’autres oiseaux. Pour le favoriser, il lui faut des insectes, de vieux arbres, des composts où il peut aller chasser. A la Chaux-de-Fonds, on rencontre encore une population de cet oiseau, alors qu’ailleurs il a souvent beaucoup diminué, probablement à cause des sécheresses des régions du Sahel où ce migrateur passe l’hiver. Dans cette ville, un groupe "rougequeue à front blanc" s’engage à faire connaître cet oiseau. Il y a une petite exposition au "Bois du Petit Château".

  • 13 mai 2018

    Le serin

    Un serin européen en Hollande.
    Wilfred - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 13 mai 2018

    Le chant du serin est composé de strophes longues et d’un rythme rapide, précipité. Il y a des cliquetis ou mini trilles dans ce chant et beaucoup de variations de fréquences qui donne un côté un peu "roue de vélo mal graissée". C’est un oiseau méridional et donc lève-tard. Il attend le lever du soleil ou la pleine lumière pour chanter. C’est un proche cousin du chardonneret ou du pinson. La tête du mâle est jaune citron, il a des stries brunes sur fond blanc sur les flancs. Son bec est tout petit, c’est le bec d’un petit granivore qui va lui permettre d’aller chercher les semences des herbes adventices, dont les graminées en particulier.

  • 6 mai 2018

    La fauvette à tête noire

    Une fauvette mâle à tête noire.
    Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 06 mai 2018

    Mâle et femelle ont une calotte. Chez le mâle elle est noire, chez la femelle elle est rousse. Comment reconnaître son chant: il est en deux parties, d’abord un babil grinçant souvent en sourdine et tout à coup les notes flûtées sortent. Attention toutefois, certaines fauvettes n’ont pas du tout de notes flûtées en début de saison et, à la fin de la saison, ce sont les babils grinçants que l’on peut ne plus entendre. Elle a également deux cris qui ressemblent à deux galets que l’on taperait l’un contre l’autre. La fauvette chante légèrement différemment selon les régions géographiques. Elle passe l’hiver en Méditerranée et nous revient vers la fin mars. Elle installe son nid à très faible hauteur 1m à 1,50 m, on favorise sa reproduction en laissant des buissons.

  • 29 avril 2018

    L'étourneau sansonnet

    Un étourneau.
    Maslov Dmitry - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 29 avril 2018

    Pour reconnaître son chant, voici quelques pistes, il possède une grande diversité de sons, babille avec des notes très variées, aiguës, grinçantes et cliquetis. Il est un excellent imitateur, le mainate fait partie de la même famille. Son plumage est noir brillant irisé, moucheté de blanc. A distance, il ressemblerait plutôt à un merle. Comme c’est un grand consommateur d’insectes au printemps, il peut être concerné par la diminution drastique de ces insectes. On peut le trouver chez nous, même en hiver, si la saison est relativement douce, mais normalement, il est absent de Suisse de novembre à février. Etant cavernicole, il utilise un trou d’arbre ou un nichoir.

  • 22 avril 2018

    La sittelle torchepot

    Une sittelle torchepot.
    PIXATERRA - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 22 avril 2018

    Son chant est composé de succession de cris. Chants perçants et sonores, succession de même notes répétées et pénétrantes, la force de son chant nous interpelle. C’est le seul oiseau qui descend le long des troncs la tête en bas. Son apparence est gris bleuté, un bec en poignard et une queue très courte. La sittelle torche est bien adaptée à la vie arboricole. Elle se nourrit de noisettes et de petits fruits qu’elle peut coincer dans des anfractuosités et les taper avec son bec pour les ouvrir. Il y a une minorité de sitelles dans les jardins, elle préfère les parcs avec de grands et vieux arbres. Elle est maçonne, d’où son appellation de torche pot. Elle utilise de la boue pour rapetisser les trous.

  • 15 avril 2018

    Le pinson des arbres

    Le pinson des arbres.
    Andreas Trepte - CC BY SA
    Monsieur Jardinier - Publié le 15 avril 2018

    C’est l’oiseau le plus fréquent de Suisse, environ 1.5 million de couples y vivent. Son chant se reconnaît grâce à une ritournelle assez simple qui se termine par une roulade descendante. Son timbre est flûté et légèrement métallique. Visuellement, il se reconnaît par ses couleurs: mélange de brun roux sur le dos, tête et poitrine lie de vin, calotte grise bleutée, épaules blanches et tache verte sur le croupion. Partout où il y a des arbres, il y a des pinsons! Il est granivore en automne et en hiver, et nourrit ses petits avec des insectes. Il cherche sa nourriture au sol.

  • 8 avril 2018

    Le rougequeue noir

    Un rougequeue noir.
    Bernard Girardin - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 08 avril 2018

    On le rencontre toujours à haute altitude, mais aujourd’hui, il s’est habitué à nos agglomérations. C’est un matinal qui chante dès 4h du matin en mai et en juin. Il aime être posté sur une cheminée ou le faîte du toit car cela lui permet de voir, puis de chasser les insectes à même le sol. Son chant donne l’impression de rester croché dans sa gorge. Il fait penser au son du verre pilé ou du papier de verre. On dirait le ramoneur du quartier. Le mâle est complètement noir, avec une bande un peu plus claire sur l’aile fermée et une queue un peu rousse qui apparait quand il s’envole. La femelle est d’un gris-brun, avec une queue un peu rousse. Si on installe un nichoir, il lui en faut un ouvert car il n’aime pas les cavités obscures, il aime la vue. Il lui faut aussi des terrains un peu nus comme un potager ou une place de graviers.

  • 1er avril 2018

    Le merle noir

    Un merle noir.
    Randy van Domselaar - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 01 avril 2018

    Grâce à un imitateur hors pair et à son apo, le merle noir est l’un des plus beaux chanteurs de nos jardins. Le mâle est tout noir avec un bec jaune et la femelle est brune avec un bec bicolore jaune et brun. Attention à ne pas le confondre avec l’étourneau sansonnet. Au sol, le merle sautille, alors que l’étourneau avance en progressant. Cet oiseau plutôt forestier autrefois, est devenu commun un peu partout.

  • 25 mars 2018

    La mésange bleue

    La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est une espèce de passereaux de la famille des paridés.
    hfox - Fotolia
    Monsieur Jardinier - Publié le 25 mars 2018

    La mésange bleue: son chant a deux éléments dans une strophe, d’abord une note très aiguë de 7 kHz, puis une trille. Il démontre un tempérament assez nerveux. Elle est moins présente dans les jardins que la mésange charbonnière, car elle a besoin de plus d’arbres. On la reconnaît facilement à son ventre jaune, sa calotte bleu clair et ses ailes bleu-gris. Elle mange les petites chenilles. La reproduction est synchronisée sur l’apparition des chenilles. Pour leur permettre de nicher, favoriser les plantes indigènes et les grands arbres. Elles ont besoin de cavités naturelles dans les troncs des arbres ou des nichoirs avec un diamètre de 28 mm pour le trou d’entrée. Pour les charbonnières, on privilégie les trous de 32 mm.

  • 18 mars 2018

    La mésange charbonnière

    Une mésange charbonnière.
    Ints Kalnins - Reuters
    Monsieur Jardinier - Publié le 18 mars 2018

    C’est l’oiseau le plus fréquent dans les jardins suisses. Dans le chant de la mésange, il y a deux tons (tu-ti-tu-ti) ou trois notes et deux tons (ti-ti-tu, ti-ti-tu). Ce qu’il faut repérer c’est son timbre métallique. On appelle cette mésange aussi l’oiseau serrurier. Elle commence à chanter très tôt, parfois déjà en décembre.

    Son apparence se compose de trois éléments : une tête noire, des joues blanches et une sorte de cravate qui va de la gorge au ventre, de couleur noir métallisé. Elle est très large chez les mâles et moins large chez les femelles. Elle aime les nichoirs, n’hésitez à en placer dans votre jardin.