Les grandes dates de l'histoire du cinéma.

Historique

Publié le 19 juillet 2015 à 22:49 - Modifié le 18 septembre 2015 à 14:07

Les grandes dates du cinéma côté technique

De l'invention du celluloïd à la "banalisation" de la 3D, en passant par l'arrivée du cinéma parlant, en couleur et en cinémascope, RTSdécouverte vous propose de découvrir les grandes innovations techniques du 7 art.

Consultez le dossier "Le cinéma côté technique" de RTSdécouverte

  • 1888

    L'invention du celluloïd

    L'Américain John Carbutt invente un support souple et transparent, en nitrate de cellulose, le celluloïd, en bandes de 70 mm de large, commercialisées par l'industriel George Eastman.

  • 1891

    Thomas Edison et les premiers pas du cinéma

    L'Américain Thomas Edison, secondé par William Kennedy Laurie Dickson et William Heise, conçoit le film 35 mm à défilement vertical, à 2 jeux de 4 perforations rectangulaires par photogramme, tel que nous le connaissons encore de nos jours. Les deux hommes mettent au point le Kinétographe, un appareil de prises de vues, et le Kinétoscope, un appareil de visionnement individuel. Ils enregistrent les premiers films du cinéma et peuvent les montrer en mouvement au public.

  • 1892

    Le premier dessin animé

    Le Français Émile Reynaud conçoit le premier dessin animé du cinéma, qu'il dessine directement sur une bande souple perforée et entreprend, à l'aide d'une machine de sa conception, le Théâtre optique, les premières projections publiques d'images en mouvement sur grand écran. Il commande la première musique originale composée exprès pour un film.

  • 1895

    Le cinématographe des frères Lumière

    Les Lyonnais Louis et Auguste Lumière, plus connus sous l'appellation "frères Lumière", synthétisant les découvertes de leurs prédécesseurs, conçoivent le cinématographe, un appareil capable d'enregistrer des images photographiques en mouvement sur un film et de les restituer en projection. Ils organisent les premières projections publiques payantes d'images photographiques en mouvement sur grand écran, ou du moins celles qui auront le plus grand retentissement mondial, car avant elles, d'autres projections du même type ont eu lieu, à Berlin (Max Skladanowsky et son frère Eugen, avec leur Bioskop) et à New York (Woodville Latham avec son Eidoloscope).

  • Le 28 décembre 1895

    Séance publique du cinématographe

    Le cinématographe, l'invention des frères Louis et Auguste Lumière, est présenté au public lors d'une projection payante au Salon indien, dans le sous-sol du Grand Café, à Paris. 33 spectateurs sont présents dans la salle pour assister médusés à la diffusion d'une dizaine de courts-métrages dont "La sortie des usines Lumière", "L'Arroseur arrosé" et "Entrée en gare du train de la Ciotat". Ils ont payé 1,02 franc pour pouvoir participer à ce spectacle inédit.

  • 15 mai 1902

    Le premier film spectacle

    7 ans après "l'invention" du cinéma, le réalisateur français Georges Méliès présente son "Voyage dans la Lune". Pour réaliser ce premier film de fiction de 14 minutes, Méliès a utilisé un effet de montage en 3 plans. Grandement inspiré par Jules Vernes et H. G. Wells, il met en scène un groupe d’astronomes propulsé sur la Lune dans une sorte de boulet de canon géant. Après un périlleux périple lunaire, au cours duquel ils croisent le chemin des hostiles Sélénites, ils parviennent à regagner la Terre. Par le biais de formidables effets spéciaux et trucages, Georges Méliès réalise ce qui sera considéré comme l’un des tout premiers films de science-fiction. Le public fera un triomphe à cette œuvre qui ouvrira la voie au grand spectacle cinématographique. 20 ans plus tard, ruiné et oublié, le génial créateur finira sa vie en vendant des fleurs à la gare Montparnasse.

  • 1905

    Apparition des nickelodeons à Pittsburgh

    Un nickelodeon était un type de petite salle de cinéma de quartier du début du XXe siècle en Amérique du Nord. Le nom provient de l'américain "nickel" et du grec "odéon" qui désignent respectivement la pièce de 5 cents (celle que les spectateurs devaient glisser dans un tourniquet pour accéder à la salle) et un édifice pour la musique.

    Les Nickelodeons comportaient un piano ou un orgue pour qu'un musicien accompagne de façon appropriée les séquences muettes projetées.

  • Le 6 août 1926

    Les Warner présentent le vitaphone

    Les frères Warner présentent à New-York "Don Juan" d'Alan Crosland, un film utilisant le vitaphone, un procédé de restitution sonore avec synchronisation par disque. Les frères Warner, qui ont racheté la société Vitaphone, viennent de créer la Warner Bross, une société spécialisée dans la production et la distribution de disques. L'année suivante, ils présenteront "The Jazz Singer" d'Alan Crosman, le premier film entièrement sonore et chantant.

  • Le 6 octobre 1927

    The Jazz Singer: le premier film sonore

    The Jazz singer d'Alan Crosland, le premier film parlant, chantant et musical, sort aux Etats-Unis. L'acteur vedette, Al Jolson, d'origine russe, apparaît maquillé en noir. La bande sonore ne comporte que 354 mots, mais le succès est immédiat pour les producteurs, les frères Warner.

  • Le 31 octobre 1929

    L'avènement du cinéma parlant en France

    Le premier film parlant de l'histoire du cinéma français sort à Paris. "Les trois masques", avec Marcel Vibert et Renée Heribel, est l'œuvre du réalisateur André Hugon. Il a été tourné à Londres en quinze jours.

  • 1932

    Le premier film en couleur

    Après différents procédés de films en couleur lancés par la Technicolor Motion Picture Corporation en 1914, Herbert Kalmus met au point en 1932 la caméra qui permet de filmer tout en couleurs: la caméra Technicolor trichrome. Elle gère trois négatifs noir et blanc à la fois, entraînés en synchronisme parfait, l’un étant sensible au rouge, l’autre au vert et le dernier au bleu. Ce procédé nécessitait beaucoup de soin lors du tirage final, afin que les trois images se superposent exactement sur la copie.

    Les studios, échaudés par les succès mitigés et surtout la qualité imparfaite des précédents procédés, sont frileux. C’est à Walt Disney que Kalmus va donc proposer son invention ; Disney ne s’était pas montré intéressé par les procédés bichromiques précédents, mais il a l’intuition que la nouvelle version va vraiment dépasser en qualité tout ce qui a été fait auparavant.

    Le premier film utilisant le Technicolor trichrome sera donc un film d’animation, "Des arbres et des fleurs" (1932), issu des Silly Symphonies, laboratoire d’expérimentation pour le futur premier long métrage de Walt Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains (1937). De plus, Disney signa avec Kalmus pour une exclusivité de cinq ans, ce qui lui laissa un temps d’avance sur les concurrents par rapport à cette technique qui enthousiasma immédiatement les foules. Cependant, devant la pression grandissante des autres studios qui voulaient avoir leur part de succès, la durée de cette exclusivité fut ramenée à un an.

  • 1952

    Le cinéma en relief (système 3D)

    Durant les années 1950, aux États-Unis, pour faire revenir dans les salles un public qui reste désormais à la maison pour regarder la télé, l'industrie du cinéma propose des films en relief (lumière polarisée).

    Plusieurs techniques ont été utilisées pour la projection en relief de film sur pellicule. Deux caméras standards (monoscopique) ont été longtemps utilisées couplées côte à côte avec une distance entre les deux objectifs proche de celle de nos deux yeux (base stéréoscopique). En salle, deux projecteurs, également couplés et synchronisés envoient les deux images du couple stéréoscopique sur la même surface d’écran. La mise en œuvre de ce dispositif n’est pas facile, mais il a l’avantage d’utiliser du matériel standard et donc déjà existant. Dans les années 1950, on a l’idée de positionner, en post-production, les deux images issues des deux appareils de prise de vue sur un seul et même film (système monobande). Les deux images du couple sont placées côte à côte ou l’une au-dessus de l’autre. Devant l’objectif du projecteur unique on place un instrument optique à prisme et/ou à miroir afin de superposer les deux images sur l’écran. La désynchronisation devient impossible.

  • Le 4 décembre 1953

    Le premier film en cinémascope

    Le film d'Henri Koster "La tunique" ("The robe") est le premier à être réalisé en cinémascope. Les studios de la XX Century Fox sont à l'origine de ce changement de format qui vise à relancer l'économie du cinéma. Les salles du monde entier seront bientôt toutes équipées de projecteurs cinémascopes.

    Le Cinémascope est un procédé de prise de vues et de projection qui consiste à anamorphoser (comprimer) l'image à la prise de vue, pour la désanamorphoser à la projection. Grâce à un objectif déformant (anamorphose), l'image est comprimée dans le sens horizontal lors de la prise de vue sur film classique ; à la projection, elle est étirée dans les mêmes proportions, ce qui permet de retrouver une image panoramique.

  • 1972

    Le système Dolby arrive dans les salles

    En 1965, le technicien américain Ray Dolby créée sa société  spécialisée dans la réduction du bruit de fond et d'encodage et de compression audio AC-3.

    En 1966, il met sur le marché le premier appareil de réduction de bruit professionnel, le Dolby NR-A2. Ce système est réservé aux studios professionnels de musique avant d'être étendu et adapté pour la projection en salles de cinéma, en 1972.

    En 1976, il appliquera son système au cinéma avec le Dolby stéréo. "Star Wars", de George Lucas, et "Apocalypse Now", de Francis Ford Coppola, seront les premiers films à l'utiliser.

  • 2005

    Le cinéma numérique

    Le cinéma numérique désigne la production et la diffusion d'œuvres cinématographiques à partir d'un format numérique professionnel normalisé et sécurisé par des normes internationales ISO. Les longs métrages peuvent être distribués sur support physique (disque dur) ou par satellite et réseaux de télécommunication (ils remplacent le film argentique de 35 mm).

    Jusqu'en 2005, un nombre extrêmement réduit de cinémas se sont dotés de projecteurs numériques. À partir de 2006, du fait de la mise en place aux États-Unis de mécanismes aidant les cinémas à procéder à cet investissement, survient le décollage commercial de cette technologie, outre-atlantique, puis dans les autres pays, en Europe et en Asie notamment. Fin 2009, le succès planétaire du film de James Cameron "Avatar", plébiscité dans sa version en relief 3D, a vaincu les dernières réticences et provoqué une forte accélération des investissements des cinémas pour s'équiper.

  • 2009

    La "banalisation" de la 3D

    Dès l'invention de la photographie en 1839, des techniques de prise de vue en relief sont mises au point et des visionneuses appelées stéréoscopes ont été créées pour les observer. Malgré quelques tentatives au fil de l'histoire du cinéma avec, notamment, le 3 épisode des "Dents de la mer" dans les années 1980, il faudra attendre le XXIe siècle et le blockbuster "Avatar" pour marquer le démarrage presque systématique de l'utilisation de la 3D dans la captation et la projection des grandes productions cinématographiques mondiales.