Une élève porte le t-shirt "Collège de Pinchat J'ai une tenue adéquate!", lors d'une manifestation pour protester contre le règlement vestimentaire devant le collège de Pinchat le 30 septembre 2020  à Genève.

Vacarme

Publié le 19 novembre 2020 à 09:58

Ado sur les réseaux: suis-je assez beau?

L’adolescence est une étape fondamentale dans notre développement. C’est le moment où notre corps grandit, se développe pour atteindre sa forme finale. Un moment-clé, car ce corps est le signe extérieur de notre personnalité. Mais aujourd’hui plus que jamais il est une enveloppe que l’on peut transformer à souhait grâce aux réseaux sociaux. Un miroir du moi, redessiné par les filtres qui permettent d’affiner, d’embellir, de perfectionner d’un simple clic. Est-ce sans danger ? Quels sont les modèles corporels qui influencent les jeunes sur les réseaux sociaux ? Quels sont les risques d’être bombardé d’images toute la journée à travers son téléphone ? Comment les analyser et les déconstruire lorsqu’on est adolescent et que notre corps se transforme ?

Reportages: Quentin Bohlen
Réalisation : Rodolphe Bauchau
Production : Véronique Marti

  • 1er épisode

    Miroir mon beau miroir

    La dysmorphophobie est un trouble psychologique qui induit chez les personnes touchées une perception erronée de leur corps. De nombreux jeunes seraient concernés, notamment avec l’utilisation de plus en plus fréquente des réseaux sociaux. En cause : le bombardement d’images de corps retouchés et modifiés à coup de filtres pour correspondre à un idéal de beauté irréaliste. Manon souffre de dysmorphophobie liée à un trouble alimentaire. L’image des corps ultras sveltes prônée par les influenceuses la fait parfois replonger dans sa maladie.

    La dysmorphophobie est un trouble psychologique qui induit chez les personnes touchées une perception erronée de leur corps (image d'illustration).
    AndreyPopov - Depositphotos
    Vacarme - Publié le 20 novembre 2020

  • 2e épisode

    Les formes que je veux, où je veux

    De plus en plus de jeunes ont recours à la chirurgie et à la médecine esthétique pour gommer un défaut ou mettre en évidence une partie de leur corps. Les actes les plus prisés ? Le lifting des lèvres pour les rendre plus pulpeuses, la rhinoplastie pour affiner le nez, les prothèses mammaires et l’augmentation des fesses par lipofilling. Les médecins exposent leur travail sur les réseaux sociaux et il n’a jamais été aussi facile de ressembler à son avatar numérique. L’influenceuse et femme d’affaires Kim Kardashian a permis de démocratiser les transformations corporelles, devenant le modèle de millions de jeunes.

    Yanis.
    DR
    Vacarme - Publié le 17 novembre 2020

  • 3e épisode

    L’imparfait est subjectif

    Exposer un corps au naturel, montrer ses imperfections est devenu populaire sur les réseaux sociaux. C’est ce que l’on appelle le body positive. Ce mouvement permettrait-il aussi de faire la paix avec son propre corps ? Serait-il une réponse à ces plastiques parfaites, retouchées à coup de filtres ? Cette tendance investit petit à petit le monde de la publicité où de plus en plus de modèles représentent la diversité des corps et des visages. Une mode durable ou éphémère ?

    Un happening du collectif "The All Sizes Catwalk" sur l'esplanade du Trocadero à Paris le 27 septembre 2020.
    Samuel Boivin - NurPhoto via AFP
    Vacarme - Publié le 18 novembre 2020

  • 4e épisode

    De la sueur et des larmes

    Les corps musclés sont souvent pris comme modèles de masculinité et affluent sur les réseaux sociaux. Des plastiques qui semblent facilement accessibles grâce au fitness. Mais derrière ces silhouettes « parfaites » se cachent des années d’entraînement et de rigueur alimentaire. Un vrai style de vie qui ne se voit pas sur Instagram. Une désillusion pour beaucoup de jeunes hommes qui abandonnent alors devant les difficultés. Serait-ce la conséquence de l’immédiateté des réseaux ?

    Kenny.
    DR
    Vacarme - Publié le 19 novembre 2020

  • 5e épisode

    Balance ton école

    En septembre 2020 l’affaire du « t-shirt de la honte » enflammait les médias. Ce vêtement était utilisé dans certains établissements scolaires afin de permettre aux élèves de suivre les cours malgré un habillement jugé inadéquat. La pratique a été dénoncée sur les réseaux sociaux par un compte Instagram. Depuis, la pratique a été suspendue partout en Suisse romande. Les réseaux permettentils de donner une voix plus importante aux jeunes ? Un aspect militant qui questionne, de façon plus profonde, le rôle de l’école dans le développement du corps des jeunes.

    Une élève porte le t-shirt "Collège de Pinchat J'ai une tenue adéquate!", lors d'une manifestation pour protester contre le règlement vestimentaire devant le collège de Pinchat le 30 septembre 2020  à Genève.
    Salvatore Di Nolfi - Keystone
    Vacarme - Publié le 16 novembre 2020