Modifié le 20 octobre 2018 à 20:37

Doris Leuthard plaide contre l'initiative sur l'autodétermination

Eloges pour Doris Leuthard à l'Assemblée des délégués du PDC à Lucerne, et initiative pour un frein aux coûts de la santé.
Eloges pour Doris Leuthard à l'Assemblée des délégués du PDC à Lucerne, et initiative pour un frein aux coûts de la santé. 19h30 / 2 min. / le 20 octobre 2018
Doris Leuthard s'est fendue samedi à Lucerne d'un plaidoyer contre l'initiative dite d'autodétermination de l'UDC, dans son dernier discours de ministre devant les délégués du PDC.

"L'initiative laisse croire qu'elle défend notre démocratie directe et notre indépendance, mais en réalité elle porte atteinte à nos valeurs", a souligné la conseillère fédérale, qui quittera son poste en décembre.

Elle estime qu'un "oui" au texte en votation le 25 novembre affaiblirait la Suisse en portant atteinte "aux droits de l'homme et à la tradition humanitaire" du pays.

La protection de Strasbourg

Pour Doris Leuthard, le texte de l'UDC vise à déstabiliser nos relations avec l'étranger, a encore dénoncé la ministre démocrate-chrétienne. Au total, la Suisse a conclu 4000 accords bilatéraux et 1000 accords multilatéraux avec l'étranger, qui règlent les liens commerciaux, les transports ou encore les communications.

A travers l'adhésion de la Suisse à la Cour européenne des droits de l'homme, de tels accords protègent aussi les enfants ou les handicapés. Seuls 1,6% des cas traités par la Cour de Strasbourg donnent tort à la législation suisse, a rappelé Doris Leuthard.

>> Succession au Conseil fédéral, l'interview de Charles Juillard dans le 19h30:

Éloges pour Doris Leuthard à l'Assemblée des délégués du PDC à Lucerne, le commentaire de Charles Juillard, Vice-président du PDC.
19h30 - Publié le 20 octobre 2018

>> Voir aussi le sujet du 12h45:

Le PDC est réuni aujourd'hui en assemblée à Lucerne. Son président Gerhard Pfister a notamment rendu hommage à Doris Leuthard
12h45 - Publié le 20 octobre 2018

ats/jvia

Publié le 20 octobre 2018 à 12:46 - Modifié le 20 octobre 2018 à 20:37

Les autres partis accusés de bloquer les réformes

Le président du PDC Gerhard Pfister s'en est pris aux autres partis gouvernementaux qu'il accuse de bloquer les réformes, samedi à Lucerne, à un an jour pour jour des élections fédérales.

Face aux délégués démocrates-chrétiens, Gerhard Pfister a critiqué l'attitude sceptique de l'UDC, d'une partie du PLR et du PS après le compromis obtenu aux Chambres fédérales sur la réforme de la prévoyance vieillesse et la réforme fiscale 17.

Le Zougois a aussi vanté les mérites de l'initiative du PDC pour un frein aux coûts de la santé, dont la récolte de signatures commence samedi.

Les précisions de Camille Degott dans le 12h30:

"Nous avons d'excellents candidats au Conseil fédéral"

Interrogé pour l'émission Forum, Gerhard Pfister ne cache pas un certain agacement face à l'insistance des journalistes sur la question d'une possible candidature de sa part au Conseil fédéral.

"Franchement, ça m'énerve un peu", lâche le président du PDC. "Depuis deux ans, je dis toujours la même chose: je ne serai pas candidat (…) Nous avons d'excellents candidats et candidates et je suis très confiant que l'un de ces trois ou quatre candidats va être conseillère fédérale ou conseiller fédéral."

A propos de la "botte secrète" que pourrait représenter l'actuel chancelier de la Confédération Walter Thurnherr, Gerhard Pfister se dit certain que cela n'est pas une option pour lui. "Je suis convaincu qu'il est très, très content avec son poste de chancelier. Comme moi, il n'a aucune raison d'être candidat."

Au sujet de la Haut-Valaisanne Viola Amherd, condamnée récemment au civil dans une affaire de loyers, le président du PDC se dit convaincu qu'elle se portera candidate d'ici quelques jours. "Je suis absolument confiant qu'elle sera aussi une candidate qui est capable d'être conseillère fédérale", assure-t-il.

Enfin, Gerhard Pfister ne se prononce pas sur un possible ticket à deux femmes: "J'ai toujours dit qu'il doit y avoir au moins une femme, tout le reste sera discuté par le groupe."

>> Ecouter l'interview de Gerhard Pfister dans Forum: