Publié mercredi à 23:00

Les économies agricoles possibles estimées à des dizaines de millions

Des vaches de la race Hinterwälder, dans une exploitation agricole saint-galloise.
Des vaches de la race Hinterwälder, dans une exploitation agricole saint-galloise. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
La Confédération estime à des dizaines de millions de francs les économies possibles en matière de subventions de l'Office fédéral de l'agriculture, notamment avec l'article sur la sécurité alimentaire.

Les principes de la sécurité alimentaire, acceptés par les Suisses en 2017, devraient entraîner la réduction de plusieurs subventions, écrit le Contrôle fédéral des finances mercredi dans un rapport. Les produits ou les procédures de production qui ne sont pas durables ni adaptés aux conditions locales ne devraient plus être subventionnés, ou alors de manière moins importante.

L'Office fédéral de l'agriculture devrait remettre en question certaines subventions mineures comme les aides à la production animale et végétale. Ce potentiel d’économies est estimé à près de 8 millions de francs.

Aides trop élevées

Le Contrôle voit également un problème dans le mode de rémunération des tâches d’exécution du bétail de boucherie.

Il estime aussi que les aides financières sont trop élevées dans certains cas. En évaluant systématiquement les efforts d'autofinancement du requérant et les autres possibilités, des économies de 5 millions de francs seraient envisageables.

ats/jvia

Publié mercredi à 23:00

"Interprétation erronée", selon l'USP

Le Contrôle fédéral des finances "donne une interprétation erronée de l’article constitutionnel sur la sécurité alimentaire", déplore de son côté l'Union suisse des paysans, qui se demande si l'organe de la Confédération "s'est égaré". Selon la faîtière des paysans, "il manque de toute évidence au CDF les compétences nécessaires à cet effet".

La remise en cause des mesures prises dans le domaine de la détention d’animaux est particulièrement montrée du doigt.

"Il est fort regrettable que les pouvoirs publics ne se soient guère souciés du nouvel article constitutionnel jusqu'à maintenant, et qu'ils s’en servent à présent pour affaiblir l’agriculture indigène et le soutien dont elle bénéficie", martèle l'USP.