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Les entrepreneurs romands contre l'initiative pour l'autodétermination

Manifestation à Berne contre l'initiative contre les juges étrangers (photo d'illustration). [Peter Schneider - Keystone]
Manifestation à Berne contre l'initiative contre les juges étrangers (photo d'illustration). [Peter Schneider - Keystone]
Les entrepreneurs romands montent au front contre l'initiative pour l'autodétermination, soumise au vote le 25 novembre. Ce texte fait peser une incertitude sur quelque 600 traités économiques, dénoncent-ils.

Accompagnée de plusieurs entrepreneurs, la faîtière Economiesuisse a lancé lundi la campagne contre l'initiative de l'UDC. Ensemble, ils ont décidé de se mobiliser pour ne pas revivre le scénario du 9 février 2014 avec l'acceptation de l'initiative sur "l'immigration de masse".

Devant les médias, ils ont mis les citoyens en garde contre les "graves menaces" que ce texte fait peser pour les entreprises.

"On a vécu le 9 février 2014 comme une véritable douche froide, on ne peut pas réitérer", a expliqué Nicolas Durand, co-fondateur d'Abionic, interrogé dans l'émission Forum.

>> Ecouter la réaction de Nicolas Durand sur La Première:

Nicolas Durand, co-fondateur d'Abionic. [Loïs Siggen Lopez - RTS]Loïs Siggen Lopez - RTS
Les entrepreneurs contre l'initiative pour l'autodétermination: interview de Nicolas Durand / Forum / 6 min. / le 24 septembre 2018

"Un cadre international qui protège les entreprises suisses"

Selon le banquier Patrick Odier, senior associé de Lombard Odier, l'initiative "laisse penser que nous ne serions plus souverains, ce qui est complètement faux. Au contraire, pour être maître de son destin, il faut être à la table des négociations", a-t-il expliqué.

"Nous possédons un cadre international qui protège les entreprises suisses. C'est fondamental. On peut se reposer sur ce cadre clair, qui nous protège d'une loi de la jungle", a renchéri Isabelle Harsch, qui dirige une PME genevoise.

ats/tmun

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Un texte qui exige la primauté du droit suisse

L'initiative pour l'autodétermination veut que le droit suisse prime sur le droit international. Cela implique qu'en cas de contradiction entre une disposition constitutionnelle suisse et un traité international, la Suisse doive renégocier le traité ou le dénoncer.