Modifié le 13 septembre 2018

"En Suisse romande, on a sous-estimé l'importance de la mobilité"

La conseillère fédérale Doris Leuthard.
L'invitée de Romain Clivaz (vidéo) - Doris Leuthard, conseillère fédérale en charge du DETEC La Matinale / 10 min. / le 13 septembre 2018
Les projets d'infrastructures pour la mobilité peinent à avancer en Suisse romande. C'est ce qu'a dit en substance la conseillère fédérale Doris Leuthard sur les ondes de la RTS jeudi matin.

A l'heure où la ligne M2 du métro de Lausanne fête ses 10 ans d'activités, Doris Leuthard a salué un projet efficace. "On voit le nombre de passagers augmenter chaque année, c'est vraiment une 'success story'."

L'ouvrage qui a fêté son 250 millionième voyageur en mars dernier contraste avec le chantier du CEVA à Genève, longtemps retardé par des oppositions. "Dans ce type de projets, il y a toujours des recours, c'est assez normal. Mais, pour le rail ou la route, c'est vraiment un problème car l'argent est disponible, mais on ne peut pas le dépenser."

Le M2 change aussi le visage de la ville de Lausanne.
Laurent Gilliéron - Keystone
La Matinale - Publié le 13 septembre 2018

"Les Romands doivent aller de l'avant"

La cheffe du Département fédéral des transports observe un certain immobilisme côté lémanique dans la réalisation d'infrastructures. "En Romandie, on s'est longtemps concentré sur la route et on a sous-estimé l'augmentation de la mobilité. Vous êtes une région en pleine croissance économique et il faut aller de l'avant."

Elle appuie: "Ce n'est pas une question de planification. Nous avons l'argent et les crédits sont approuvés par le Parlement. Mais les projets n'avancent pas. Il faut que nous travaillions ensemble pour mieux avancer."

Propos recueillis par Romain Clivaz

Publié le 13 septembre 2018 - Modifié le 13 septembre 2018

Critique du Contrôle fédéral des finances

Après l'affaire Car Postal, le Contrôle fédéral des finances enquête sur des irrégularités présumées au sein de la police des transports des CFF. Celle-ci est soupçonnée d'avoir falsifié ses prestations durant des années, afin d'obtenir davantage de subventions.

Des contrôles sont nécessaires, estime Doris Leuthard. Mais, dit-elle, l'organe de surveillance est trop politisé. "Le Conseil fédéral est d'avis qu'il faut un contrôle des finances. Mais celui-ci se mêle de dossiers qui sont politiques. Et nous ne sommes pas toujours d'accord sur leur manière de communiquer, qui est toujours un peu agressive. Nous pensons que si l'administration fait une faute, et cela peut arriver, il faut plutôt améliorer la situtation et encourager les gens à le faire au lieu de dramatiser."