Modifié le 23 août 2018 à 14:05

Les défenseurs du vélo réunis à Berne pour lancer leur campagne

Mobilité douce : l’avenir fédéral du vélo
Mobilité douce : l’avenir fédéral du vélo 12h45 / 2 min. / le 23 août 2018
Les cyclistes ne doivent pas être les parents pauvres de la mobilité. L'inscription dans la Constitution permettra à la Suisse de rattraper son retard d'aménagement et rendra les routes plus sûres, a soutenu jeudi une large alliance.

La voie royale semble s'ouvrir pour les partisans d'un "oui" en votation fédérale le 23 septembre. Après le premier coup de pédale donné par l'initiative Pro Velo qui voulait obliger la Confédération à promouvoir les voies cyclables en Suisse, gouvernement et Parlement se sont accordés sur un contre-projet sans mesures contraignantes pour Berne, les cantons ou les communes.

Les initiants ont retiré leur texte et seule l'UDC et quelques parlementaires PLR sont restés sceptiques sur l'utilité du texte soumis au peuple et au canton. Mais pas jusqu'à créer un comité de campagne jusqu'ici.

Tout sourire

Les défenseurs de la petite reine étaient donc tout sourire devant la presse à Berne. Des associations environnementales au Touring Club de Suisse en passant par la Fédération suisse de tourisme, la Ligue suisse contre le cancer de même que des parlementaires fédéraux de tout bord, les cantons et les villes sont derrière la révision.

De nombreuses villes prennent déjà des initiatives en faveur du vélo. Mais la votation permettra de l'établir comme standard national, a vanté le président de Pro Velo suisse, le conseiller national Matthias Aebischer (PS/BE). Quelque 8% des Suisses sont des cyclistes réguliers. Au Danemark, c'est près de trois fois plus et aux Pays-Bas quatre fois plus. De bonnes pistes cyclables contribueront à rattraper le retard.

Bon pour la santé

Cela servira toute la population, automobilistes compris, a souligné le conseiller national et vice-président du TCS Thierry Burkart (PLR/AG). "Chacun doit pouvoir choisir le mode de transport qui lui convient." Une séparation des types de mobilité et un report du trafic lent sur le réseau routier secondaire permettra d'améliorer la fluidité du trafic sur les grands axes.

La révision est aussi une pièce clé du puzzle climatique, a défendu la conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE), vice-présidente de l'Association transport et environnement.

Les cyclistes prennent en outre peu de place dans le trafic, ils font moins de bruit que les voitures et contribuent à un air plus sain, plus de sécurité et d'activité sportive.

1,8 million par an

La révision se ferait de toute façon à moindre coût, ont encore argumenté ses défenseurs. La Confédération table sur la nécessité de créer un poste et demi de travail et 1,8 million de francs par an pour les efforts de coordination.

Selon Matthias Aebischer, le camp du "oui" dispose pour l'instant d'un demi-million de francs pour la campagne.

ats/jgal

Publié le 23 août 2018 à 12:41 - Modifié le 23 août 2018 à 14:05