Modifié le 19 août 2018 à 18:07

Environ 65% des gares suisses ne sont toujours pas adaptées aux handicapés

Accès pour handicapés : les gares peinent à répondre aux normes
Accès pour handicapés : les gares peinent à répondre aux normes 19h30 / 2 min. / le 18 août 2018
Quatorze ans après l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur les inégalités pour les handicapés (LHand), seules 35% des gares en Suisse sont adaptées aux personnes handicapées. Le délai d'adaptation est fixé à fin 2023.

Sur les quelque 1800 gares en Suisse, les CFF doivent en réaménager 747, les autres étant de la responsabilité de compagnies de transports régionales ou des collectivités. L'ancienne régie fédérale indique en avoir adapté 435 à ce jour.

Certains travaux seront effectués hors délais, comme à Berne où deux quais seront réhaussés après 2023. "Il s'agit souvent de travaux qui demandent un investissement significatif. Il convient de les coordonner avec d'autres travaux à effectuer", explique à la RTS l'Office fédéral des transports, qui coordonne les chantiers.

A l'instar de Berne, plusieurs gares en Suisse romande ne sont toujours pas conformes à la LHand. C'est le cas des gares de Genève-aéroport, de Fribourg et de Neuchâtel.

Les accès au bus également concernés

Par ailleurs, les accès aux bus ne sont pas non plus partout aux normes. A La Chaux-de-Fonds par exemple, 163 arrêts doivent être adaptés pour des coûts estimés à plus de 2,5 millions de francs. La ville neuchâteloise a d'ores et déjà annoncé des dépassements de délais.

"Ca va être extraordinairement difficile de respecter les délais (...) Évidemment, tous les arrêts de bus construits aujourd'hui sont aux normes et nous priorisons en fonction de l’arrêt. Par exemple cette année on va adapter les arrêts de bus de l’hôpital de la ville", explique le conseiller communal Théo Huguenin-Elie.

C'est surtout hors des grands centres urbains que des retards sont prévus. "Les petites communes font rarement des planifications globales", observe Laurent Demarta, architecte-conseil chez Pro Infirmis.

Miroslav Mares et Matthieu Oppliger/hend

Publié le 18 août 2018 à 20:24 - Modifié le 19 août 2018 à 18:07