Modifié

Les journaux de Tamedia 24 heures, Le Matin et la TDG amaigris par la grève

Les rédactions des journaux du groupe Tamedia 24heures, Le Matin, Le Matin Dimanche et la Tribune de Genève sont en grève. [Keystone]
Les journalistes romands de Tamedia font grève / La Matinale / 2 min. / le 4 juillet 2018
Les éditions du Matin, de 24 heures et de la Tribune de Genève sont parues ce mercredi amaigries. Les rédactions de ces quotidiens, ainsi que celle du Matin dimanche, qui appartiennent au groupe Tamedia, sont en grève depuis mardi.

L'édition du Matin se résume ainsi à 24 pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. Il manque notamment l'éditorial et la double page de "news piquantes". Une seule page est dédiée à l'information nationale et elle relate le débrayage.

"Chers lecteurs, le journal que vous avez dans les mains paraît aujourd'hui en pagination réduite. La grève annoncée par les rédactions en est la cause", signe la direction de Tamedia en "Une" de la Tribune de Genève et de 24 heures.

Les quotidiens lémaniques comptent 16 pages en lieu des 24 habituelles. Pour couvrir l'événement, les deux journaux ont publié une dépêche de Keystone-ATS.

Mouvement reconductible

Des journalistes romands de Tamedia ont entamé mardi à 16h00 une grève prévue jusqu'à mercredi minuit. Le mouvement est reconductible. La majorité de la rédaction de 20 minutes a décidé de ne pas prendre part au mouvement.

 Les journalistes en grève se disent "indignés" par l'annonce de la fin du Matin papier et par les licenciements signifiés par Tamedia alors qu'une procédure de conciliation était en cours.

>> Ecouter les explications dans l'émission Forum de mardi:

Des journalistes du groupe Tamedia Publications Romandes se sont mis en grève ce mardi 3 juillet 2018. [Laurent Darbellay - Keystone]Laurent Darbellay - Keystone
Grève des journalistes de Tamedia Publications Romandes / Forum / 2 min. / le 3 juillet 2018

Menaces de Tamedia

Le groupe de presse Tamedia a demandé aux grévistes de cesser "immédiatement" leur grève et menacé de résilier la convention collective de travail (CCT) et l'accord interne. A ses yeux, cette grève est "illicite" et "disproportionnée".

Dans un communiqué, l'éditeur demande à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir "afin de permettre aux parties de sortir de ce conflit". Il veut que les syndicats réintègrent le processus de conciliation et négocient le plan social.

Dans un courriel interne, Tamedia a "sommé" les employés grévistes à retourner au travail "au plus tard à 11h00 ou selon l'horaire planifié", menaçant de "résilier pour justes motifs les contrats" de ceux qui n'obtempéreraient pas. L'éditeur a fait savoir que le sort des grévistes serait fixé dans l'après-midi.

Pétition et manifestation

Les syndicats des journalistes suisses Impressum et Sydicom estiment la grève "licite et légitime" car elle "est la seule mesure qui restait à disposition des travailleurs pour être entendus". Ils appellent Tamedia à revenir à la table de négociation.

Une manifestation en soutien aux grévistes a débuté mercredi à 12h à la gare de Lausanne, en direction de la tour Tamedia de l'avenue de la Gare. Une majorité de collaborateurs - une cinquantaine - ont décidé de poursuivre le mouvement malgré l'ultimatum.

Un appel de soutien a été lancé et signé par des partis et des syndicats. La pétition en ligne exige le maintien de la diversité des titres.

ats/mh

Publié Modifié