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L'écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas reste élevé en Suisse

Le CEO d'UBS, Sergio Ermotti gagne 273 fois plus que le moins payé des employés de la banque. [ENNIO LEANZA - KEYSTONE]
Le CEO d'UBS, Sergio Ermotti gagne 273 fois plus que le moins payé des employés de la banque. [ENNIO LEANZA - KEYSTONE]
L'écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas dans 39 des plus grandes entreprises suisses reste à un niveau très élevé, malgré l'initiative sur les rémunérations abusives acceptée par le peuple en 2013.

En 2017, le rapport s'est établi de 1 à 143, selon le syndicat Unia. Le directeur général d'UBS remporte la palme avec 14,2 millions de francs de salaire annuel, en hausse de 3,6%. La banque affiche d'ailleurs l'écart le plus gros entre le plus petit et le plus haut salaire: 1:273.

Les patrons de Novartis, Roche et ABB gagnent également plus de 200 fois plus que leurs salariés les moins bien payés.

Plus gros écarts dans la pharma

Les 39 PDG des entreprises passées en revue ont perçu au total 172 millions de francs. Si l'on tient compte des autres rémunérations, cela représente une somme de près d'un milliard. Malgré une légère diminution de l'écart par rapport à 2016 (1:164), les salaires des managers restent élevés, note Unia.

Les écarts de salaires sont les plus élevés dans la pharma (1:213), suivi du secteur bancaire et des assurances (1:195), puis des géants de l'alimentation Nestlé et Lindt&Sprüngli (1:164). Le commerce de détail (Migros et Coop) ferme la marche avec un rapport de 1 à moins de 20.

ats/pym

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