Modifié le 31 mai 2018 à 06:14

L’Organisation mondiale de la santé épingle la politique suisse antitabac

Un présentoir de paquets de cigarettes (photo prétexte).
Un présentoir de paquets de cigarettes (photo prétexte). [Gaëtan Bally - Keystone]
La Suisse "peut faire beaucoup mieux" dans la lutte antitabac, a estimé mercredi le directeur pour la prévention des maladies non transmissibles au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Douglas Bettcher.

En matière de tabagisme, la Suisse n'atteindra pas l’objectif d’une réduction de 30% d’ici 2025. La prévalence des consommateurs chez les plus de 15 ans devrait atteindre 21% en 2025, contre 25,8% en 2010.

La Suisse sera alors à un niveau "encore très élevé", au-dessus de la moyenne actuelle dans le monde, a indiqué l'OMS à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac.

Inégalités rencontrées

La surveillance et la contre-publicité médiatique sont bonnes en Suisse, selon Douglas Bettcher. Cependant, les politiques d'interdiction de la fumée dans certaines zones, en fonction des cantons, et les restrictions à la publicité pour le tabac sont "inégales", a-t-il ajouté.

La Suisse a de plus signé la Convention-cadre sur la lutte contre le tabac (FCTC), mais elle fait partie de la dizaine de pays qui ne l'ont pas ratifiée. Ni la législation actuelle ni le projet de loi sur les produits du tabac actuellement en consultation ne répondent "aux exigences minimales" de la FCTC

ats/ruff

Publié le 31 mai 2018 à 00:09 - Modifié le 31 mai 2018 à 06:14

Une problématique mondiale

Dans le monde, si la consommation de tabac a largement diminué, le recul est insuffisant pour atteindre une baisse de 30% d'ici 2025. Si la situation actuelle continue, la réduction sera inférieure de 8 points à la recommandation pour 2025.

Au total, 1,1 milliard d'adultes fument dans le monde.