Modifié le 15 mars 2018

La Suisse va instaurer un mécanisme de plainte lié aux violences policières

Une vue générale de la Salle des droits de l'homme et de l'alliance des civilisations de l'ONU à Genève.
Une vue générale de la Salle des droits de l'homme et de l'alliance des civilisations de l'ONU à Genève. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
La Suisse accepte le principe d'établir un mécanisme de plaintes indépendant pour les victimes de violences policières. Il s'agit d'une des 160 recommandations qu'elle a approuvées après son examen au Conseil des droits de l'homme.

Amnesty International a fait part d'une "avancée certaine" après l'adoption formelle du rapport final de l'Examen périodique universel (EPU) de la Suisse par le Conseil des droits de l'homme à l'ONU, à Genève.

Ce mécanisme avait déjà été réclamé en juillet dernier par une autre entité onusienne, le Comité des droits de l'homme. Il était également demandé depuis longtemps par des ONG.

Des requêtes rejetées

La Suisse a aussi approuvé le lancement d'un mécanisme de collaboration entre autorités et société civile pour l'application des recommandations de l'EPU. Une mesure souhaitée depuis longtemps par une plateforme de 80 ONG.

Le Conseil fédéral avait par ailleurs rejeté 90 requêtes lancées par les Etats devant le Conseil des droits de l'homme. Parmi celles-ci, Amnesty déplore l'attitude du gouvernement sur la compatibilité des initiatives populaires avec le droit international.

ats/ta

Publié le 15 mars 2018 - Modifié le 15 mars 2018