Modifié le 15 février 2018

L'industrie des machines rejette l'initiative anti-immigration de l'UDC

Un employé du producteur de machines-outil Tornos, à Moutier (BE).
L'industrie des machines rejette l'initiative anti-immigration de l'UDC La Matinale / 2 min. / le 15 février 2018
Les partenaires sociaux de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux s'opposent à l'initiative de l'UDC qui veut résilier la libre circulation des personnes avec l'UE.

Ce texte, lancé par l'UDC et l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), "est une attaque frontale contre la place industrielle suisse", écrivent mercredi Employés Suisse, Unia, Syna, la Société suisse des employés de commerce, l'Association suisse des cadres et Swissmem/ASM.

L'Union européenne est de loin le principal débouché de la branche des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM), qui emploie plus de 320'000 personnes en Suisse. Près de 80% de la production est exportée et 60% des exportations sont destinées à l'UE.

Main d'oeuvre difficile à remplacer

Le marché du travail est déjà asséché dans plusieurs segments du secteur et la situation va s'aggraver pour des raisons démographiques. Il ne sera que partiellement possible de combler la pénurie de main d’oeuvre qualifiée en exploitant le potentiel local.

Les conditions de travail de la main d’oeuvre suisse sont protégées par les mesures d’accompagnement, rappellent les partenaires sociaux.

ats/jvia

Publié le 14 février 2018 - Modifié le 15 février 2018

Maintien des accords bilatéraux

Les accords bilatéraux offrent aux entreprises un accès direct au marché intérieur européen, soulignent les partenaires sociaux dans leur communiqué.

Selon le président de Swissmem Hans Hess, 78% des entreprises de l’industrie MEM font valoir que pour elles, les accords bilatéraux sont importants, sinon indispensables.

Les institutions de recherche et de formation suisses ont aussi besoin d’échanges internationaux, ajoutent les partenaires sociaux de la branche. Seule la libre circulation des personnes permet de continuer à proposer "d’excellentes formations de base et continues sur sol suisse".

Signatures à récolter jusqu'en 2019

L'UDC et l'ASIN ont débuté la récolte des signatures pour cette initiative, dite "de résiliation" ou "de limitation", à la mi-janvier. Elles ont jusqu'au 18 juillet 2019 pour récolter les 100'000 paraphes nécessaires.