Modifié le 12 février 2018

La visite en Suisse du président de la Douma russe suscite la controverse

Depuis 2016, Viatcheslav Volodine est le président de la Douma.
La visite en Suisse du président de la Douma russe suscite la controverse La Matinale / 1 min. / le 12 février 2018
Le président de la Douma russe est attendu à Berne le 18 février, a appris la RTS. La visite officielle de deux jours de ce proche de Vladimir Poutine est placée sous haute tension.

Le parlement russe répond ainsi à l'invitation lancée l'année dernière lors du voyage d'une délégation suisse à Moscou. Mais la venue de ce proche de Vladimir Poutine est placée sous haute tension.

Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, est sous le coup de sanctions de Bruxelles pour le rôle qu'il a joué dans l'annexion de la Crimée. Il est d'ailleurs interdit d'entrée sur le territoire de l'Union européenne.

Carlo Sommaruga, conseiller national socialiste genevois.

La Russie essaie d'utiliser les visites en Suisse pour montrer qu'elle est présente même en Occident

Carlo Sommaruga, conseiller national (PS/GE)

Le socialiste Carlo Sommaruga, membre de la commission de politique extérieure du National, se montre très critique. "La Russie essaie en fait d'utiliser les visites en Suisse pour en faire une propagande plutôt intérieure et montrer qu'elle est présente même en Occident. Ca ne facilite en rien le dialogue pour amener la Russie à changer de position sur le respect du droit international public."

L'ordre du jour des réunions n'est pas encore définitivement fixé, mais il sera notamment question de la participation compromise de la Russie au Conseil de l'Europe. La Suisse devrait aussi insister sur les droits de l'homme, tout en offrant sa médiation pour l'apaisement des tensions dans le Caucase.

Le conseiller aux Etats Filippo Lombardi (PDC-TI).

La Suisse joue son rôle de neutralité

Filippo Lombardi, président du groupe interparlementaire Suisse-Russie

Filippo Lombardi, président du groupe interparlementaire Suisse-Russie, estime lui que "la Suisse joue son rôle de neutralité, rôle que le ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter a joué tout au long de son exercice".

Le conseiller aux Etats tessinois relève encore: "nous avons réussi à diminuer les facteurs de conflit et à modérer les combats, je crois que c'est le rôle normal de la Suisse sur le terrain. Et je pense que le Parlement suisse doit faire la même chose à son niveau."

La visite n'en reste pas moins délicate, car en diplomatie, les Russes n'y vont pas par quatre chemins.

Rouven Gueissaz/lgr

Publié le 12 février 2018 - Modifié le 12 février 2018

Portrait de Viatcheslav Volodine

Viatcheslav Volodine figure sur la liste des sanctions européennes et américaines. Il est un proche de Vladimir Poutine.

>> Son portrait dans La Matinale: