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Pierre Maudet: "Nous avons perdu du temps" après le oui à l'initiative contre l'immigration de masse

Pierre Maudet, chef du Département genevois de la sécurité et de l'économie. [Martial Trezzini - Keystone]
Alors que les négociations avec l’UE semblent au point mort, quelle attitude va adopter le PLR? / Forum / 8 min. / le 5 février 2018
Depuis le oui à l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse il y a 4 ans, "nous avons perdu beaucoup de temps et d'énergie pour arriver à un texte extrêmement mou et vague", a affirmé lundi Pierre Maudet dans l'émission Forum.

Alors que le PLR et le PDC ont réaffirmé leur soutien ce week-end aux bilatérales, le conseiller d'Etat genevois PLR Pierre Maudet a reconnu lundi dans l'émission Forum de la RTS que "l'exercice des bilatérales était un bon exercice après l'échec de l'EEE, mais nous arrivons à présent dans une impasse" parce que le problème de la question de l'accord-cadre avec l'UE n'est toujours pas réglé.

"Nous avons perdu beaucoup de temps et d'énergie pour que la disposition constitutionnelle acceptée par le peuple le 9 février 2014 soit transcrite dans un texte extrêmement mou et vague. Je ne suis pas sûr que cela satisfasse la population", a encore déclaré le chef du Département genevois de la sécurité et de l'économie.

"Aussi bien sur le volet des bilatérales que sur la question de la lutte contre le dumping salarial, les questions restent les mêmes, c'est un peu désespérant car nous n'avons pas l'impression que cela avance", a-t-il encore indiqué.

Des gifles

Pour Pierre Maudet, il est nécessaire de tirer les enseignements de ce surplace et de conclure rapidement la négociation toujours en cours sur l'accord-cadre. "Nous ne pouvons pas continuer à nous faire gifler comme c'était le cas sur l'équivalence boursière ou sur l'inscription sur la fameuse liste grise des paradis fiscaux par des pays qui sont nos principaux clients et partenaires", a ainsi réagi Pierre Maudet.

Il faut donc agir vite et bien, relève le conseiller d'Etat, sinon la Suisse va perdre sur tous les tableaux. En effet, "nous risquons de nous faire dépasser par les négociations sur le Brexit avec des conditions discutées par les Anglais mais qui ne conviendront peut-être pas aux Suisses".

Propos recueillis par Marie Giovanola

Adaptation web: France-Anne Landry

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