Modifié le 25 janvier 2018 à 21:11

Les défenseurs de l'initiative No Billag exposent leur plan B

"No Billag": le comité d'initiative veut mobiliser ses troupes
"No Billag": le comité d'initiative veut mobiliser ses troupes 19h30 / 2 min. / le 25 janvier 2018
La suppression de la redevance radio-TV exigée par l'initiative No Billag, en votation le 4 mars prochain, ne porterait pas un coup fatal à la SSR, selon les initiants qui ont présenté leur plan B jeudi à Zurich.

Les initiants proposent d'inclure les chaînes publiques dans l'offre de base des opérateurs proposant des abonnements de radio et de télévisions, à l'instar d'UPC, Sunrise ou Swisscom. Les clients auraient la possibilité d'exclure les chaînes concernées.

Le concept des initiants se décline en plusieurs variantes. Dans la première, le paquet SSR coûterait 168 francs par an. La deuxième comprendrait moitié moins de publicité, ce qui ferait grimper l'abonnement à 216 francs.

Dans la troisième variante, une des chaînes serait gratuite, mais il faudrait plus de publicité afin de la financer.

Publicité à la radio

La quatrième variante se situe à mi-chemin entre la première et la troisième. Pour 96 francs par an, le consommateur aurait accès gratuitement à RTSinfo et à des émissions importantes. L'abonnement comprendrait aussi RTS1. Le tarif serait identique pour la Suisse italienne et grimperait en Suisse alémanique à 168 francs avec l'inclusion de SRF2.

Côté radio, les initiants misent sur la publicité. Certaines offres seraient financées en ligne par des annonces et un accès payant. Le secteur en ligne est un marché de croissance, est-il précisé dans le concept.

Fonds publics

De l'argent public est également prévu, bien que le texte de l'initiative interdise à la Confédération de subventionner des chaînes de radio et de télévision. Les initiants proposent que Berne et les cantons versent entre 50 et 300 millions de francs. La SSR pourrait ainsi disposer de 550 millions ou plus, soit 45 à 65% de moins qu'actuellement.

Elle devra massivement économiser, reconnaissent les initiants. Mais elle aura le temps pour le faire, d'après eux. Selon l'interprétation qu'ils retiennent, la redevance continuera d'être prélevée jusqu'à ce qu'une loi d'application entre en vigueur.

Et les initiants d'affirmer que la SSR pourrait survivre, car elle est la plus grande entreprise médiatique de Suisse et dispose d'un grand vivier de journalistes.

>> Les explications de Frédéric Jollien, porte-parole du comité No Billag et jeune PLR valaisan:

La conférence de presse du comité de l'initiative No Billag le 25 janvier à Zurich.
Walter Bieri - Keystone
Forum - Publié le 25 janvier 2018

ats/hend

Publié le 25 janvier 2018 à 17:09 - Modifié le 25 janvier 2018 à 21:11

Aucun éditeur helvétique ne serait intéressé à racheter des morceaux de la SSR en cas de oui à No Billag

Pour Marc Walder, directeur général de Ringier, la SSR est absolument essentielle au paysage médiatique suisse. Aucun éditeur helvétique ne sera intéressé à racheter des morceaux de la SSR en cas de OUI à No Billag, assure-t-il... car beaucoup trop cher et peu rentable. Il se dit également plutôt opposé au partage de la redevance avec les éditeurs privés.

>> Ecouter l'interview de Marc Walder