Modifié le 21 janvier 2018 à 10:37

Alain Berset ne croit pas à un épilogue rapide avec l'UE sur l'accord-cadre

Le président de la Confédération Alain Berset, le 9 janvier 2018.
Le président de la Confédération Alain Berset, le 9 janvier 2018. [Ronald Zak - keystone]
Le président de la Confédération Alain Berset ne s'attend pas à ce que les négociations avec l'Union européenne (UE) sur l'accord-cadre aboutissent rapidement. Mais la Suisse ne se laissera pas mettre sous pression.

Il ne fait pas partie de ceux qui croient à une percée imminente avec Bruxelles, explique le socialiste lors d'un entretien avec la NZZ am Sonntag. Pour l'heure, le Conseil fédéral discute encore de la position qu'il veut adopter dans ses tractations avec l'UE.

Alain Berset rappelle que le Département des affaires étrangères a changé de patron récemment. Ignazio Cassis a bien pris ses fonctions au sein du Conseil fédéral et présentera "prochainement" au collège ses propositions sur la manière dont la politique européenne doit se poursuivre, explique le Fribourgeois.

Bruxelles veut un accord rapide

Le calendrier tranche avec celui de Bruxelles qui souhaite conclure rapidement un accord-cadre. Mais "nous ne nous laisserons pas mettre sous pression", avertit déjà le président.

L'accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l'UE vise à chapeauter la vingtaine d'accord bilatéraux (existants et futurs), portant sur l'accès au marché.

ats/fme

Publié le 21 janvier 2018 à 10:14 - Modifié le 21 janvier 2018 à 10:37

Pas de rencontres prévues à Davos

Aucune rencontre n'est prévue lors du Forum économique mondial de Davos entre le président de la Confédération et des hauts responsables européens, comme le chef de la Commission Jean-Claude Juncker ou le président français Emmanuel Macron.

Rien de tragique, estime Alain Berset, qui souligne que la politique suisse en regard de l'Union européenne ne se fait pas à Davos.