Modifié le 05 janvier 2018

Les petits partis du centre se profilent dans la défense de la cause gay

Le PBD axe dorénavant sa campagne sur l'extension des droits des personnes LGBT.
Le PBD et les Vert’libéraux cherchent à se profiler sur la cause LGBT La Matinale / 2 min. / le 05 janvier 2018
De l'adoption au mariage pour tous, le Parti bourgeois-démocratique (PBD) et les Vert'libéraux cherchent à se profiler sur la cause LGBT. Avec cette thématique, les petites formations du centre semblent avoir trouvé un sujet de société porteur.

D'après les sondages, les citoyens suisses sont plutôt favorables à une extension des droits pour les personnes bi, trans ou homosexuelles. C'est sur cette apparente ouverture que le Parti bourgeois-démocratique (PBD) et les Vert'libéraux veulent capitaliser.

Le PBD a notamment publié récemment des flyers plutôt explicites. Ceux-ci montrent deux hommes torse nu dans la salle de bains, l'un d'eux tenant affectueusement un bébé dans ses bras, avec ce slogan: "Le parti pour tous les modèles familiaux".

Une question de liberté individuelle

Il s'agit avant tout de promouvoir la liberté individuelle, explique Thierry Vidonne, vice-président du PBD Suisse et président de la section genevoise. Pour lui, accorder de nouvelles libertés pour les LGBT n'atteint pas celles des autres citoyens.

"C'est quelque chose qu'on ancre dans notre ADN de parti, dans le sens où nous sommes laïques et nous voulons une société qui avance", poursuit Thierry Vidonne. Mais "il faut aborder (cette question) avec douceur, parce qu'on pourrait vite nous taxer de populisme", admet-il.

Pas du marketing politique

Quant aux Verts libéraux, ils ont lancé l'initiative parlementaire pour le mariage pour tous il y a déjà plusieurs années déjà. L'occasion de relancer un parti en perte de vitesse? Pas du tout, réagit Mauro Moruzzi, président des Vert'libéraux neuchâtelois.

Pour lui, la défense de la cause gay "touche le centre de l'identité" du parti. "Et ce n'est pas seulement la question de l'homosexualité. C'est aussi, par exemple, des thématiques comme le droit de votre pour les jeunes ou le droit des femmes", relève-t-il.

Reste que, si le droit d'adoption a été assoupli au 1er janvier, le mariage pour tous n'est pas encore sur le point d'aboutir. Le Parlement s'est donné encore deux ans pour examiner la réforme, pourtant soutenue par le Conseil fédéral.

Rouven Gueissaz/dk

Publié le 05 janvier 2018 - Modifié le 05 janvier 2018