Modifié le 28 novembre 2017 à 09:02

"Un Parlement doit offrir une certaine sérénité, une certaine organisation"

L'invité de Romain Clivaz - Dominique de Buman, Président du Conseil National
L'invité de Romain Clivaz (vidéo) - Dominique de Buman, président du Conseil national La Matinale / 10 min. / le 28 novembre 2017
Le démocrate-chrétien fribourgeois Dominique de Buman a été élu lundi président de l'Assemblée fédérale pour 2018. Il reconnaît vouloir apporter "ordre" et "sérénité" au Parlement.

Quel type de président sera Dominique de Buman? Le démocrate-chrétien fribourgeois, invité mardi de La Matinale de la RTS, est souvent décrit comme un "homme d'ordre". "Il ne faut pas confondre des convictions centristes avec une conduite molle", abonde-t-il. Pour lui, "le désordre profite toujours aux forts, les faibles ne savent pas se défendre."

"Un Parlement doit offrir une image d'une certaine sérénité, d'une certaine organisation", ajoute Dominique de Buman lorsqu'on lui rappelle le jour où, à la tribune, il a remis à l'ordre l'UDC zurichois Roger Köppel.

Il précise que "beaucoup de gens qui visitent le Parlement sont frappés par le bruit, par le fait qu'on ne s'écoute pas assez". "Est-ce qu'on arrivera à mettre de l'ordre? Je crois qu'il faut être modeste", nuance toutefois le Fribourgeois.

Dominique de Buman.

Il ne faut pas confondre des convictions centristes avec une conduite molle.

Dominique de Buman (PDC/FR), président de l'Assemblée fédérale

"Pas un lot de consolation"

En 2010, Dominique de Buman avait été candidat malheureux à la succession du radical Pascal Couchepin au Conseil fédéral. En 2015, son parti lui préférait Beat Vonlanthen dans la course au Conseil des Etats.

Le perchoir est-il un lot de consolation? "Dans une vie politique, en 30 ans d'activité, vous ne pouvez pas vous imaginer n'avoir que des résultats positifs, que les succès que vous espérez (...) La philosophie personnelle est très importante: parfois, quand vous n'obtenez pas quelque chose, c'est que vous aurez quelque chose de plus beau plus tard", répond-il.

"Je n'ai jamais été aussi vigousse", s'amuse encore celui qui achèvera en 2019 son quatrième - et dernier, selon ses dires - mandat fédéral.

>> Un extrait du discours de Dominique de Buman lundi devant le National:

Dominique de Buman: "sachons créer du rêve"
L'actu en vidéo - Publié le 27 novembre 2017

Deux présidences fribourgeoises

En outre, avec Alain Berset président de la Confédération, les deux principales présidences helvétiques seront détenues par des Fribourgeois en 2018.

Pour le premier citoyen du pays, c'est "le hasard", "une constellation qui s'est trouvée ainsi". "Mais peut-être que si des Fribourgeois se trouvent à ces postes, c'est parce qu'ils ont cette flexibilité, cette capacité d'adaptation aux réalités fédérales", estime Dominique de Buman, qui se dit "très heureux qu'Alain Berset et lui-même puissent "être les ambassadeurs" de leur canton.

>> Lire le suivi de la session d'hiver: Le Fribourgeois Dominique de Buman élu premier citoyen du pays

Propos recueillis par Romain Clivaz

jvia

Publié le 28 novembre 2017 à 08:48 - Modifié le 28 novembre 2017 à 09:02