Publié le 13 novembre 2017

Le co-living, une nouvelle forme de colocation prisée par les trentenaires

Une nouvelle tendance, la colocation de luxe
Une nouvelle tendance, la colocation de luxe 19h30 / 2 min. / le 13 novembre 2017
Après le co-voiturage et le co-working, le co-living apparaît comme une nouvelle tendance. Maisons de maître, manoirs et même châteaux, cette forme de colocation privilégie surtout les endroits de haut standing.

"On voit que c'est vraiment une tendance de fond qui est à l'oeuvre", a indiqué lundi à la RTS la sociologue Marie-Paul Thomas. Les statistiques montrent qu'entre 2% à 4% des logements sont occupés par des colocataires, un phénomène qui s’amplifie dans les villes-centres, comme Lausanne ou Genève.

Or, le marché en Suisse romande manque de logements correspondant à ce type de profil, observe Marie-Paul Thomas. "Je suis convaincue que c'est l'avenir de penser ce type d'appartements pour ces gens. Il y a actuellement environ deux tiers de ménages qui sont composés de personnes seules ou en couple (sans enfant) contre un tiers de ménages familiaux. On peut penser que dans les 15 ou 20 prochaines années, on va tendre vers les trois quarts de ménages composés d'une seule personne ou de couple sans enfant."

Un nouveau mode de vie

Contrairement à la colocation estudiantine, qui satisfait surtout des contraintes financières, celle choisie par des personnes actives professionnellement répond à un choix de vie: "Elles ne veulent pas être seules le soir, veulent partager un verre de vin... Ce qui est important ici c'est l'expérience, partager des choses avec des gens, l'épanouissement personnel, plutôt que la possession de biens matériels", a expliqué la sociologue.

Et d'ajouter: "Pour des gens plus âgés, on n'est plus dans le modèle de la colocation (estudiantine) où on fait la fête toute la soirée, car ce sont des gens qui travaillent et qui doivent se lever le matin. C'est vraiment choisi, on se prend un grand appartement de haut standing, comme un attique."

Propos recueillis par Christophe Sierro/hend

Publié le 13 novembre 2017