Modifié le 02 novembre 2017

Une association s'engage contre No Billag et la disparition des radios et TV

"No Billag": les opposants entrent en campagne
"No Billag": les opposants entrent en campagne 19h30 / 2 min. / le 02 novembre 2017
Emmenée par plusieurs parlementaires fédéraux et des représentants de la société civile, une association contre la disparition des radios et TV a été créée jeudi en vue de la votation sur l'initiative No Billag le 4 mars.

"Un désert audiviosuel: voilà à quoi ressemblerait le paysage médiatique romand si l’initiative No Billag devait être acceptée", assure "L'Association contre la disparition des radios et TV" dans un communiqué.

L'association fonde son argumentation sur quatre points: premièrement, en acceptant l'initiative, les téléspectateurs paieront au final plus cher qu'un franc par jour pour voir des films ou des matches de football par exemple. Ensuite, le fait qu'il ne faut pas "se tromper de combat" et risquer de tout perdre en voulant protester contre telle ou telle chaîne ou émission.

Troisièmement, le comité estime que No Billag "trompe les gens" en ne visant pas seulement à supprimer la redevance, mais toute forme de financement public. Enfin, c'est le risque d'une "Suisse sans voix" qui est avancé, car la libéralisation ne favorisera pas l'émergence de nouveaux médias, mais livrera la Suisse romande aux diffuseurs étrangers et aux géants américains du web.

Des personnalités de tous horizons

La présidence de l'association est assumée par le conseiller national vaudois PLR Laurent Wehrli et la vice-présidence conjointe par le socialiste neuchâtelois Jacques-André Maire et le PDC valaisan Yannick Buttet.

D'autres parlementaires font partie des membres fondateurs: Jacques Bourgeois (PLR/FR), Guillaume Barazzone (PDC/GE),  Pierre-Alain Fridez (PS/JU), Lisa Mazzone (Verts/GE), Daniel Brélaz (Verts/VD), Isabelle Chevalley (Vlib/VD) et Denis de la Reussille (POP/NE).

D'autres personnalités romandes se sont aussi engagées dans ce comité: le président du Paléo Daniel Rossellat, le directeur du Tour de Romandie Richard Chassot, le réalisateur Frédéric Gonseth, le directeur du Centre romand de formation au journalisme et aux médias Marc-Henri Jobin, le président de la Société suisse des auteurs Denis Rabaglia, le président de l'Union des Radios Régionales Romandes Philippe Zahno et le président de l’Association des Télévisions régionales romandes Vincent Bornet.

>> Le combat sur la redevance radio-TV divise les entreprises suisses:  Le débat entre Jean-François Rime, président de l'USAM, et Claudine Amstein, directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie.

Claudine Amstein et Jean-François Rime.
Laurent Gillieron/Anthony Anex - Keystone
Forum - Publié le 02 novembre 2017
 

boi

Publié le 02 novembre 2017 - Modifié le 02 novembre 2017

19 chaînes menacées

Pour l'association, un oui à l'initiative entraînerait la disparition des sept chaînes TV concessionnées en Suisse romande: Canal Alpha, Canal 9, La Télé, Léman Bleu, RTS 1, RTS 2, Telebielingue.

Douze chaînes radios romandes seraient aussi touchées: Canal 3, Couleur 3, Espace 2, La Première, Option Musique, Radio Chablais, Radio Cité, Radio Fribourg, RFJ, Rhône FM, RJB et  RTN.

Et de donner l'exemple du canton de Fribourg, qui dispose aujourd'hui de deux radios régionales dans les deux langues du canton. Les téléspectateurs ont le choix entre une TV régionale et la RTS, sans compter les chaînes étrangères. Sans soutien financier public, les Fribourgeois n’auraient plus que les chaînes TV étrangères et donc plus aucune information locale.