Modifié le 26 septembre 2017 à 14:07

Les fondations romandes agissent de plus en plus en situation d'urgence

Les prestations aux familles sont également prises en compte dans les études sur l'aide sociale.
Les fondations romandes interviennent de plus en plus en situation d'urgence La Matinale / 1 min. / le 26 septembre 2017
Les fondations romandes interviennent de plus en plus à la place de l'Etat dans des situations d'urgence. Leur aide financière est toujours la bienvenue, mais elle soulève tout de même certains questionnements.

Avec une fortune de 13 milliards de francs suisses, les 3500 fondations romandes ont un formidable potentiel d'action, revendique sur son site internet SwissFoundations, l'association des fondations donatrices suisses. Cette annonce intervient alors que se tient mardi le forum annuel des fondations à Lausanne.

Les fondations interviennent de plus en plus quand l'Etat est démuni devant une situation de crise, a expliqué mardi à la RTS Claudia Genier, directrice adjointe de l'association des fondations:

"Il y a différents exemples comme le cas d'accueil des enfants migrants mineurs non accompagnés en 2016. Autant l'Etat que les fondations se sont rendus compte qu'il y avait un vrai problème à régler rapidement. Et les fondations peuvent faire des choses que l'Etat ne peut pas faire, que ce soit dans la rapidité d'action ou dans la prise de décision. Ainsi avec l'accueil des requérants mineurs non accompagnés où les fondations ont pu lancer un projet d'un demi-million de francs en 10 jours."

Quelques réserves

Cette intervention plus souple et plus rapide est bienvenue du côté des acteurs sociaux. Mais ceux-ci émettent malgré tout des réserves:

"Dans les situations d'urgence, il est important que les fondations puissent intervenir. Par contre, cela n'est pas normal qu'il y ait une substitution au rôle de l'Etat qui doit rester celui de mettre en place des politiques publiques", a déclaré Magaly Hanselmann, directrice du secrétariat romand de l'entraide protestante Suisse, mardi dans La Matinale.

Estelle Braconnier/lan

Publié le 26 septembre 2017 à 10:49 - Modifié le 26 septembre 2017 à 14:07