Modifié le 01 septembre 2017

Le PLR doit choisir ses candidats pour succéder à Didier Burkhalter

Les 3 candidats PLR au Conseil fédéral, Pierre Maudet, Ignazio Cassis et Isabelle Moret photographiés le 21 août 2017.
Jour J pour le PLR. La Matinale / 2 min. / le 01 septembre 2017
Une étape de plus sera franchie vendredi en vue de la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Le groupe parlementaire PLR décidera si un des trois candidats, Ignazio Cassis, Isabelle Moret et Pierre Maudet, sera écarté.

Les parlementaires PLR devront d'abord dire s'ils présentent officiellement deux ou trois noms à l'Assemblée fédérale qui tranchera le 20 septembre. La première option, répondant à une certaine tradition, permet de "dégager le terrain" et au groupe de s'affirmer.

Ticket à deux ou à trois?

Mais en éliminant Ignazio Cassis (56 ans), les libéraux-radicaux devraient assumer d'avoir laissé tomber le Tessin, qui réclame un conseiller fédéral depuis 18 ans. En abandonnant Isabelle Moret (46 ans), ils "tueraient la femme", alors qu'ils n'ont eu qu'une ministre, Elisabeth Kopp de 1984 à 1989.

L'alternative serait de barrer la route à Pierre Maudet (39 ans), l'outsider de Genève, canton qui compte moins de conseillers fédéraux jusqu'ici que le Tessin et Vaud. Pour échapper à ce dilemme, le groupe PLR pourrait laisser aux Chambres fédérales le soin de trancher entre les trois prétendants.

Au final, Ignazio Cassis apparaît comme favori, notamment parce qu'il porte les couleurs tessinoises. Si le groupe PLR opte pour un ticket à deux, le conseiller national Cassis a d'ailleurs toutes les chances d'y figurer.

>> Les explications de Linda Bourget, à Neuchâtel:

Candidats à la succession de Didier Burkhalter: les précisions de Linda Bourget, à Neuchâtel
12h45 - Publié le 01 septembre 2017

>> Cliquer sur les candidats pour obtenir plus d'informations

>> Lire aussi: Cassis, Moret et Maudet, la galerie des candidats PLR au Conseil fédéral et Le CV parfait pour devenir conseiller fédéral

ats/cab

Publié le 01 septembre 2017 - Modifié le 01 septembre 2017

D'autres échéances en vue

D'autres embûches attendent les candidats retenus, qui seront entendus par les autres partis la veille de l'élection ou une semaine auparavant.

Les enjeux seront politiques (position sur l'Europe, l'économie ou le social, double nationalité, représentation féminine ou tessinoise). Mais les stratégies à court terme des différentes formations politiques pourraient aussi brouiller le jeu.

D'autres noms que ceux des prétendants officiels, comme celui de la Tessinoise Laura Sadis, pourraient apparaître sur les bulletins le 20 septembre. Notamment si Isabelle Moret n'est pas retenue. Des candidatures sauvages semblent avoir peu de chances d'aboutir à une élection. Mais elles peuvent drainer des voix, qui manqueront cruellement à tel ou tel aspirant conseiller fédéral.