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La Suisse a détruit 56'000 pièces de son stock d'armes à sous-munitions

Un homme de inspecte une bombe à sous-munitions au Liban (image d'illustration, 09.11.2006) [Mohammed Zaatari - Keystone]
Un homme de inspecte une bombe à sous-munitions au Liban (image d'illustration, 09.11.2006) [Mohammed Zaatari - Keystone]
La Suisse a détruit près de 56'000 armes à sous-munitions en 2016, alors que ces engins ont fait deux fois plus de victimes dans le monde que l'année précédente, selon un rapport publié jeudi à Genève.

Fin 2016, la Suisse avait réduit au total de 86% son stock originel d'armes à sous-munitions et de plus de 80% celui des sous-munitions elles-mêmes, soit respectivement 177'000 armes et près de 10 millions de projectiles détruits.

Quelques engins ont été conservés pour la formation. La Confédération doit achever la destruction de son stock d'ici 2019.

La Syrie principale victime

Au total, 971 personnes ont été victimes d'armes à sous-munitions en 2016, le second chiffre le plus élevé depuis 2009, selon le rapport de la Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel (ICBL) et de la Coalition contre les armes à sous-munitions.

Environ 98% des personnes touchées sont des civils et 860 victimes se trouvent en Syrie. Depuis mi-2016, ce type d'armement a été utilisé en Syrie par les forces gouvernementales et au Yémen par la coalition.

Par ailleurs, des restes explosifs ont fait des victimes dans 10 pays. Des sous-munitions contaminent encore au minimum 26 Etats.

ats/jop

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Des armes imprécises

Une bombe à sous-munitions se présente comme un conteneur, rempli de mini-bombes explosives, appelées "sous-munitions".

Ce conteneur peut être un obus, une roquette, un missile. Largué par avion ou par voie terrestre, il s’ouvre en vol et libère les sous-munitions. Un véritable tapis de bombes tombe alors sans précision sur de larges surfaces, explique Handicap International sur son site.