Modifié le 30 août 2017 à 11:09

"Il n'y a jamais eu de maman d'enfants en âge scolaire au Conseil fédéral"

L'invité-e de Romain Clivaz - Isabelle Moret
L'invité-e de Romain Clivaz - Isabelle Moret La Matinale / 10 min. / le 29 août 2017
La PLR vaudoise Isabelle Moret estime que le choix d'un conseiller fédéral ne doit pas dépendre "d'un genre ou d'un canton", mais d'une vision ou d'un parcours de vie. Elle met notamment en avant son expérience de mère.

"Ce sont les compétences qui priment", répète Isabelle Moret, invitée de la Matinale de la Première mardi, au sujet de l'élection au Conseil fédéral le 20 septembre prochain. "L'important, ce n'est pas de représenter un canton ou un genre. Vous arrivez avec une expérience de vie", estime la conseillère nationale vaudoise.

"Aucune maman d'enfants en âge scolaire n'a jamais été représentée (...) Et les jeunes parents aujourd'hui sont confrontés à des situations différentes de la génération précédente", poursuit-elle.

Isabelle Moret insiste néanmoins sur l'importance de l'égalité et de la "représentativité de toute la population" au sein du Conseil fédéral et regrette le fait qu'il "ne restera plus qu'une seule femme après le départ de Doris Leuthard".

>> Un extrait de l'interview dans la Matinale de La Première:

La longue attente des femmes de droite

Et le Tessin alors? Devra-t-il encore attendre? "Exclure ou favoriser un candidat en fonction de son canton ne me paraît pas une bonne solution", répond-t-elle.

Et d'ajouter: "Les femmes PLR attendent encore depuis plus longtemps, depuis 28 ans. Et je vais vous dire encore pire: il n'y jamais eu de femme de droite ou du centre latine au sein du Conseil fédéral... jamais, jamais, jamais!", martèle-t-elle.

>> Cliquer sur les candidats pour voir leur portrait:

jvia

Publié le 29 août 2017 à 08:31 - Modifié le 30 août 2017 à 11:09

Quelle stratégie de communication adopter?

Quelle stratégie de communication adopter lorsqu'on est candidat au Conseil fédéral? Isabelle Moret, parfois raillée pour sa voix haut perchée, affirme faire attention à des détails très techniques comme le volume des micros.

Pour Marianne Aerni, spécialiste en communication, interrogée dans l'émission Forum, Isabelle Moret a raison: un micro mal réglé peut être un handicap: la forme est tout aussi importante que le contenu du discours.

>> Son interview dans Forum: