Modifié le 11 août 2017

La santé des enseignants se détériore, 40% d'entre eux seraient en burn-out

Des élèves dans un gymnase à Payerne (image d'illustration).
L'état de santé des enseignants serait inférieur à celui de la population suisse Le 12h30 / 1 min. / le 09 août 2017
Le syndicat des enseignants romands a présenté mercredi les résultats d'une étude empirique menée auprès de 5500 professeurs. Si une grande majorité reste passionnée par leur métier, 40% seraient en situation de burn-out.

C'est la première fois qu'une étude traduit de manière chiffrée le malaise dans la profession. Plus de deux tiers des enseignants romands ayant participé à l'étude disent avoir l'impression de devoir "tenir le coup". Plus de 60% d'entre eux constatent une dégradation de leur état de santé au cours des périodes scolaires.

Le syndicat des enseignants romands (SER) explique cet épuisement notamment par les coupes budgétaires dans de nombreux cantons, la hausse continue des effectifs dans les classes, le report de l'âge de la retraite, l'organisation liée au nouveau plan d'études ou encore l'inflation des tâches administratives.

Les élèves victimes

Le SER compte saisir la Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). "On va demander à la CIIP de tenir compte de la santé des enseignants dans son programme de législature jusqu'en 2019", confirme Olivier Solioz, vice-président du syndicat des enseignants romands.

"On va bien sûr demander une amélioration des conditions de travail et aussi que les enseignants puissent avoir des personnes ressources vers qui se retourner pour éviter de tirer sur la corde et qu'à un moment donné elle se casse."

Le SER rappelle qu'un enseignant surmené ou en situation de burn-out, c'est avant tout des élèves qui trinquent.

Michaël Peuker/lgr

Publié le 09 août 2017 - Modifié le 11 août 2017