Publié le 28 juillet 2017 à 10:03

Les CFF ont retrouvé 127'000 objets en 2016, dont certains insolites

Des passagers en gare de Genève.
Globalement, la hausse du nombre de pertes est corrélée à l'augmentation des passagers. L'année dernière est néanmoins marquée par un pic. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Dentiers, oeil de verre, robe de mariée ou kit de fakir: certains objets trouvés par les CFF ne manquent pas d'originalité. En 2016, l'ex-régie fédérale en a récolté plus de 127'000, toutefois loin d'être tous aussi insolites.

Top 10 des objets trouvés: des habits, dont des vestes et manteaux, des téléphones portables, des valises, sacs, porte-monnaie, clés, bonnets et lunettes, énumère Donatella Del Vecchio, porte-parole des CFF.

Parmi les oublis record figurent également d'importantes sommes d'argent, ajoute-t-elle sans pouvoir avancer de chiffre.

Pour l'heure, l'objet le plus précieux jamais retrouvé dans un train suisse reste cependant le fameux stradivarius valant plusieurs millions de francs, oublié en 2012 par un grand violoniste.

Pic l'an passé

Globalement, la hausse du nombre de pertes est corrélée à l'augmentation des passagers. L'année dernière est néanmoins marquée par un pic.

Le nombre d'habits retrouvés a notamment fait exploser les statistiques. Un résultat sans doute lié aux conditions météo particulièrement changeantes. A titre de comparaison, les CFF ont répertorié 112'000 objets en 2015 et moins de 110'000 en 2014.

ats/ptur

Publié le 28 juillet 2017 à 10:03

Taux de restitution d'un peu plus de 50%

Parmi les 127'000 effets perdus, seuls 66'000 ont été rendus à leurs propriétaires, soit une moyenne de 52,3%, contre 30% en 2002. Un taux de restitution qui varie selon les objets. Sur quelque 14'000 téléphones perdus, 68% ont par exemple été restitués en 2015.

Les porte-monnaie ont un taux encore plus élevé avec près de 82%. Les manteaux ou jaquettes affichent cependant une moins bonne réussite (36%). Il est beaucoup plus difficile de retrouver le propriétaire d'un habit, car "bien souvent, les gens ne connaissent pas la marque ou la taille de leurs vêtements et la perception des couleurs est très subjective", observe Donatella Del Vecchio.

De nombreux objets jamais réclamés

Depuis 2005, les CFF transmettent les objets non réclamés à une entreprise spécialisée, Fundsachenverkauf.ch, qui les revend. Si les personnes qui s'y rendent peuvent prouver dans les délais - un an après la date de la perte - qu'elles ont perdu le bien, l'entreprise doit le leur remettre. S'il a été vendu, le montant de la vente est remboursé.

De nombreux objets, non sans importance, ne sont jamais réclamés. Et Roland Widmer, directeur de la société zurichoise, de citer une robe de mariée neuve, une urne, une brosse de ramonage et même des calculs biliaires datant de 1966.