Modifié le 06 juillet 2017

Etude lancée à Zoug sur une possible tarification de la mobilité en Suisse

La région de Zoug va servir de test pour la Confédération.
Etude lancée à Zoug sur une possible tarification de la mobilité en Suisse Le Journal du matin / 1 min. / le 06 juillet 2017
La Confédération va analyser jusqu'en 2019 les usages des pendulaires dans le canton de Zoug pour évaluer les mesures destinées à limiter les engorgements. C'est un premier pas vers une possible tarification de la mobilité.

Il s'agit, pour cette première étape, d'une étude à taille réelle. Le but du Département fédéral des transports (DETEC) est d'évaluer les futurs contours des mesures destinées à soulager les infrastructures routières et ferroviaires. Mais il s'agira d'observation uniquement, dans un canton où les flux pendulaires sont très importants et où la tarification de la mobilité pourrait se révéler utile.

Encourager une organisation différente des pendulaires

Or cette tarification, ou "mobility pricing" en anglais, est la stratégie plébiscitée par le Conseil fédéral - en plus du développement des infrastructures - pour désengorger les routes et le rail aux heures de pointe.

L'objectif est d'encourager une organisation différente du travail ou le covoiturage, en passant également par des tarifs différenciés, plus ou moins chers, en fonction de la région ou de l'heure à laquelle on prend le train ou sa voiture.

Après la fin de l'étude zougoise en 2019, le DETEC pourrait passer ensuite à des phases test dans des cantons volontaires. Mais le principe des tarifs différenciés est loin de faire l'unanimité au sein des partis. Le projet posera aussi des questions en termes de protection des données. Sur ce point, la Confédération indique vouloir apporter toutes les garanties.

Séverine Ambrus/oang

Publié le 06 juillet 2017 - Modifié le 06 juillet 2017