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Le préposé fédéral veut mieux protéger nos données numériques

Les préposés fédéraux à la protection des données présentent leur rapport annuel, le 26 juin 2017. [Lukas Lehmann - Keystone]
Les préposés fédéraux à la protection des données présentent leur rapport annuel, le 26 juin 2017. [Lukas Lehmann - Keystone]
Le préposé fédéral à la protection des données s'est préoccupé particulièrement, en 2016, des entreprises de services dont la numérisation prend de l'ampleur. Il veut mieux protéger les utilisateurs et leur faciliter la vie.

Pour le préposé, qui a présenté son bilan annuel lundi à Berne, il faut que les utilisateurs des grandes entreprises - comme Swisscom ou les CFF, par exemple - puissent comprendre leurs choix et les modifier. En d'autres termes, il faut que les gens sachent en tout temps quelles informations personnelles ils transmettent sur internet et à qui. Car il n'est pas toujours évident de régler les paramètres, qui sont souvent cachés ou difficilement accessibles voire incompréhensibles.

L'exemple emblématique de Microsoft

Mais en 2016, le préposé à réussi à faire plier Microsoft avec son système d'exploitation Windows 10, un dossier emblématique de ces questions.

"L'objectif était d'améliorer la transparence et de donner aux consommateurs un véritable choix", explique le préposé suppléant à la protection des données Jean-Philippe Walter. "Dans la version initiale, il n'y avait pas de choix à moins d'aller dans les paramètres, de rechercher. C'était relativement compliqué et pour la plupart des utilisateurs pratiquement impossible. Là on a un véritable choix, l'utilisateur ne pourra pas installer Windows 10 sans se poser la question de ce qu'il est d'accord de transmettre à Microsoft."

La solution trouvée avec géant américain va devenir un standard minimum pour toutes les autres applications numériques. Elle a été négociée avec d'autres préposés européens.

Faire face aux défis à venir

Mais la technologie évolue rapidement. L'année écoulée a été marquée par le "big data", le développement de l'intelligence artificielle et de la robotique. Or numérisation rime souvent avec récolte d'informations personnelles, que ce soit avec le SwissPass des CFF, les abonnements de téléphonie de Swisscom ou à l'avenir la vignette autoroutière électronique.

Pour faire face à tous ces défis, le préposé a besoin de ressources supplémentaires. Différentes révisions de loi actuellement en consultation vont dans le bon sens, car le Conseil fédéral prévoit d'augmenter les moyens alloués au bureau du préposé, qui est toujours plus sollicité par un public sensible à la transparence et à la confidentialité.

Rouven Gueissaz/oang

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Moins de demandes d'accès aux documents de l'administration

Le nombre de demandes d'accès aux documents de l'administration publique a légèrement baissé l'an dernier.

Le Préposé fédéral à la protection des données en a reçu 551, soit une cinquantaine de moins qu'en 2015. Les litiges devraient être réglés à l'avenir plus vite.

Ces requêtes avaient fortement augmenté en 2013 (469). Depuis, elles oscillent entre 550 et 600 par an.