Modifié

Les rejets nocifs des véhicules diesel dénoncés par trois organisations

Le match essence-diesel est relancé avec l'affaire VW.
photoiron
Fotolia [photoiron - Fotolia]
Le match essence-diesel est relancé avec l'affaire VW.photoironFotolia [photoiron - Fotolia]
Trois associations environnementales et de consommateurs suisses s'allient pour dénoncer les rejets nocifs des véhicules diesel. Ces organisations demandent au Conseil fédéral d'intervenir.

L'Association transports et environnement (ATE), la Fédération romande des consommateurs et Médecins en faveur de l'environnement proposent un courrier type à signer. L'objectif est d'en envoyer autant que possible - dans l'esprit d'une pétition - à la conseillère fédérale Doris Leuthard, en charge du dossier, ont-elles annoncé mardi.

Selon les partenaires, les voitures à moteur diesel neuves rejettent plusieurs fois la quantité d'oxydes d'azote admise par la norme Euro 6. Certains modèles dépassent 10, voire 18 fois la limite.

Mettre un terme aux importations

Et les niveaux réels d'émission de gaz d'échappement dans la circulation routière vont bien au-delà des prescriptions d'homologation pour voitures en Europe et en Suisse, selon le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche.

La Confédération doit donc immédiatement mettre un terme à l'importation de nouvelles voitures polluantes, exige la présidente de l'ATE et conseillère nationale Evi Allemann (PS/BE).

ats/jvia

Publié Modifié

Atteintes à la santé

L'association Médecins en faveur de l'environnement rappelle que les véhicules diesel polluants causent d'énormes dommages à la santé. L'excès d'oxyde d'azote peut provoquer de l'asthme, des maladies cardio-vasculaires ainsi que des irritations de la peau et des yeux.

La clientèle trompée

De son côté, la FRC réclame une meilleure protection des consommateurs. "L'industrie automobile a trompé la clientèle. Notre système juridique suisse ne permet que difficilement aux particuliers de se battre contre un groupe de l'importance de Volkswagen", déplore Florence Bettschart, responsable Politique & Droit de la FRC.