Modifié le 30 mai 2017 à 20:50

Le remplacement des jets de l'armée pourrait coûter jusqu'à 14 milliards

Un FA-18 sur le tarmac de Payerne.
Le remplacement des jets de l'armée pourrait coûter jusqu'à 14 milliards Forum / 4 min. / le 30 mai 2017
La flotte des avions de combat doit être remplacée d'ici cinq à dix ans. Les experts mandatés par la Confédération ont proposé mardi 4 variantes prévoyant l'acquisition de 20 à 70 avions pour un budget de 4 à 14 milliards de francs.

Le groupe d'experts interne au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) estime que le renouvellement des moyens de défense aérienne doit être initié "de toute urgence".

Première option, l'acquisition de 55 à 70 nouveaux avions de combat polyvalents, couplés à un système de défense sol-air, pour un coût de 15 à 18 milliards de francs. Les F/A-18 et les F-5 Tiger seraient retirés du service.

Une variante avec les F/A-18

Pour 9 milliards, les experts proposent l'achat de 40 nouveaux avions et d'un système de défense sol-air qui pourrait couvrir une surface grande comme le Plateau. Mais les troupes au sol et les ouvrages importants seraient moins bien protégés.

La troisième version prévoit l'achat de 30 aéronefs et d'un système de défense sol-air étendu. Coût: entre 8 et 8,5 milliards.

Seule la dernière variante n'implique pas la fin des F/A-18. Leur durée d'utilisation serait prolongée et seuls 20 nouveaux avions seraient achetés.

>> A voir aussi: les précisions de Loïs Siggen Lopez dans le 19h30

Futurs avions militaires: l'analyse de Lois Siggen Lopez
19h30 - Publié le 30 mai 2017

ats/cab

Publié le 30 mai 2017 à 14:09 - Modifié le 30 mai 2017 à 20:50

Suite au refus de l'achat du Gripen

Pour rappel, le peuple suisse a refusé le 18 mai 2015 l'acquisition des avions de combat Gripen.

L'achat de 22 jets suédois pour 3,126 milliards de francs a été rejeté par 53,4% des votants.

Cet achat devait compléter la flotte de 32 FA-18 après la mise au rebut des 54 vieux Tiger.

Opposition du GSsA

Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a dénoncé mardi "un passage en force antidémocratique". Dans un communiqué, il annonce s’opposera à tout nouvel achat et "fera tout ce qui est nécessaire pour que le peuple ait le dernier mot".

"L’achat de nouveaux avions de combat doit passer par les urnes, écrit la secrétaire du GSsA Amanda Gavilanes. Il ne s’agit pas d’un acte anodin. C’est pourquoi, il est indispensable que le peuple se prononce sur l’attribution de plusieurs milliards supplémentaires à l’armée. Se passer de l’avis populaire constituerait un déni démocratique."